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Fans de Muriel Baptiste
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La série Témoignages

15 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

En 1972, l'ORTF, la télévision suisse et la société Radio Canada décident de produire une série dont les vedettes seront différentes à chaque épisode, un peu comme dans "La quatrième dimension" et "Alfred Hitchock présente". Ce sera l'un des derniers tournages de Muriel, elle y fait allusion dans Télémagazine du 30 décembre 1972. Hélas, l'épisode avec Muriel "Un grand peintre" sera diffusé sur la 3e chaîne ORTF en 1973 à une époque où très peu de téléspectateurs pouvaient la capter. Je rappelle que lors de la mise en service de la 3 au soir du 31 décembre 1972, il était prévu une mise en place progressive jusqu'en... 1977 où la Corse était prévue comme dernier territoire à être servi. La diffusion de la série commença en janvier 1973 et se termina en septembre 1974.

Voici la liste des épisodes :

1973

1- Un aveu dans la nuit (Avec Louise Latraverse, Catherine Bégin, Michel George, Ghislaine Paradis)

2- Un grand peintre, avec Muriel Baptiste, François Maistre et trois comédiens des "Dernières volontés de Richard Lagrange": Patrick Lapp, Marcel Imhoff et Catherine Eger.

3- La consultation (Avec Louis Velle)

4- Un vrai faux (Avec Pierre Mondy)

5- Monsieur bien sous tous rapports (Avec Micheline Presle, Georges Wilson)

6- Un monstre (Avec François Périer, Janine Vila de "Janique Aimée")

7- Le suicidé (Avec Louise Turcot, Edgar Fruitier)

8- Peter (Avec Michel Bouquet, André Falcon)

9- Eve et l'inventeur (Avec Odette Joyeux)

10- L'homme assis (Avec Jacques Dutronc, Claude Piéplu)

11- L'affaire Villacieuse (Avec Paul Barge, Hervé Sand, Ludmila Michaël)

12- Divorce (Avec Renée Saint-Cyr)

13- L'heure de pointe (Avec Anne Bellec)

14- Un clown dans la nuit (Avec Roland Chenail)

15- Gaston (Avec Daniel Fillion, Laurence Imbert, Jean Vinci)

16- Cover Girl (Avec Amarande, Henri Piegay, Claude Cerval)

17- Le bon docteur Walter (Avec Ellen Bernsen, Charles David, Gabrielle Doulcet)

18- Le capitaine (Avec Yves Letourneau)

19- Marcel ou Paul ? (Avec Bernard Haller)

20- Prenez garde aux moroses (Avec Juliette Mills, Roger Van Hool)

21- Christophe Colomb (Avec Monique Lepage, Albert Millaire, Marc Favreau) 

22- La voyante (Avec Nicole Courcel)

23- Qu'est-ce qu'Abel va bien pouvoir raconter à Françoise ? (Avec Danièle Ouimé, François Tassé)

24- Evasion (Avec Karin Petersen)

25- Caïn (Avec encore Monique Lepage)

26- Le père idéal (Avec Dorothée Berimann, Gérard Lecuyer)

27- Sans adresse connue (Avec Louise Marleau)

28- Valentin (Avec Frédérique Collin)

29- A chacun sa leçon (Avec Jacques Godin, Elisabeth Lesieur, ne confondez pas comme moi avec Patricia Lesieur)

30- Justice immanente (Avec Daniel Ceccaldi, Lyne Chardonnet)

31- Le vent rouge (Avec Michel Le Royer et Henri-Jacques Huet déjà ensemble dans "Le premier juré")

32- Agnès, Agnès (Avec Marc Cassot, Françoise Dorner)

33- Le dernier mot (Avec Renée Faure,  Maxence Mailfort et pour la deuxième fois Henri Piégay)

34- Dieu a jugé (Avec Gérard Carat, Corinne Marchand)

1974

35- Ton regard dans un miroir (Avec Ian Ireland, Christine Olivier)

36- La reconstitution (deuxième apparition de Guy Lecuyer, et avec France Leverdière)

37- Le sel de l'histoire (Avec Grégoire Aslan, Perrette Pradier, Georges Claisse)

38- Le Quichotte selon (Avec le chanteur acteur Jean-Roger Caussimon)

39- Le fétichiste (Avec Marie-France Pisier)

40- Etes-vous seul ?

Malgré une distribution éblouissante, citons au fil des épisodes :Grégoire Aslan, Perrette Pradier, Renée Faure, Louis Velle, Michel Bouquet, Daniel Ceccaldi, Louise Marleau, Nicole Courcel, Jacques Dutronc, Odette Joyeux, Michel Le Royer, Pierre Mondy, Claude Piéplu, Micheline Presle, François Périer, Renée Saint-Cyr, Marie-France Pisier, Jean-Roger Caussimon,  la série passa inaperçue. C'est Raymond Barrat qui réalise l'épisode avec Muriel : "Un grand peintre", tandis que Roger Burckhardt, qui a dirigé la comédienne dans "Richard Lagrange" et "Le premier juré" a réalisé d'autres épisodes. Barrat, en tant qu'acteur, était le commissaire Dutourd dans "Richard Lagrange" où, excepté François Maistre, il a repris tous les comédiens de la série dont Muriel était la vedette.

Le propre de la série est de n'avoir aucun point commun, abordant tous les genres : il y a des intrigues policières, sentimentales, et même de guerre!

Voici Muriel dans la série.

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Muriel dans Maigret aux assises

14 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Je n'ai jamais considéré que Muriel était le choix idéal pour incarner Ginette Meurant dans "Maigret aux assises".
Dans le roman, et dans l'adaptation fidèle télé, Ginette est une fille de mauvaise vie, une galante qui s'est faite épouser par un commerçant mais ne pense qu'à marivauder et surtout à voler la tante de son mari. Pour cela, elle n'hésitera pas à être la complice d'un assassin d'enfant.
Ce rôle de vamp aurait convenu à Bernadette Lafont ou Catherine Rouvel. Muriel pendant ce temps aurait joué dans "Les gens de Mogador" où elle aurait avantageusement remplacé Marie France Pisier en Ludivine. Et je serais aujourd'hui en train de traquer la version intégrale disparue du film de Mazoyer, dont il ne reste en DVD qu'un condensé.
Cela dit, si Muriel fut contactée pour "Les rois maudits", on peut facilement supposer qu'elle fut engagée dans la suite logique de sa prestation pour la série de Barma: Maigret. L'épisode est signé Georges Cravenne mais la série était produite par Barma.
Dans les scènes du tribunal, ou lors des interrogatoires chez le commissaire, la voix de Muriel ne va pas avec le personnage.  On imagine une femme vénéneuse, une voix pleine de gouaille à la Arletty. Jacques Serres est parfait dans le rôle du mari trompé, mais Muriel n'est pas dans son registre. Son jeu est trop en retenue (il suffit de comparer sa prestation avec celle des rois maudits pour s'en convaincre).
Le téléfilm fut diffusé le samedi 11 septembre 1971, et il fallu attendre les années 80 et une rediffusion sur la Cinq pour le revoir. C'est l'un des derniers Maigret en noir et blanc, et par rapport à d'autres épisodes comme "Mon ami Maigret" avec Micheline Luccioni, l'image a hélas bien vieilli. Le téléfilm ne fut pas édité en VHS mais directement en DVD en décembre 2004 dans une collection vendue en fascicules en maison de la presse.
Je me suis précipité sur le DVD mais le fascicule ne dit rien de Muriel. Toujours cette absence d'informations sur la comédienne oubliée. On parle d'André Ferréol (un témoin) et d'André Dussolier (un journaliste) mais ils ne font qu'une apparition. Je ne sais pourquoi, j'étais persuadé que ce fascicule de la collection Maigret me donnerait des nouvelles de Muriel. Nenni!
Voici Muriel au début, elle est au tribunal et son personnage pense qu'elle doit lever la main pour jurer, le président la détrompe.

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13 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #NEWS

Je rappelle que je cherche ce film.

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La plus longue interview de Muriel

10 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #INTERVIEWS DE MURIEL

Muriel en a rarement autant dit que dans cette interview de Télémagazine du 22 juillet 1972, évoquant pour la première fois le divorce de ses parents et sa traversée du désert de 1968 à 1969.

Elle dit "Ma grande chance a été de tomber dans l'oubli pendant un an. ça m'a permis de comprendre des tas de choses. Et, tout d'abord, que je possédais un métier extraordinaire; si voulais le continuer, je devais le mériter, donner le maximum de moi-même. Ne plus accepter n'importe quoi comme avant, mais uniquement des rôles de qualité, dirigés par des bons metteurs en scène. Des rôles dont je n'aurais pas à rougir..."

Et pour Muriel Baptiste, le feuilleton dont elle est l'héroïne depuis le début du mois ("Les dernières volontés de Richard Lagrange") fait partie de ces "choses" dont elle est fière.

- Le tournage a été passionnant, explique-t-elle. Il a duré trois mois à Genève : trois mois épuisants, accablants... mais extraordinaires. Le texte ayant quelques faiblesses, nous nous sommes tous mis au travail - comédiens et réalisateurs - pour le revoir et le modifier au fur et à mesure que nous tournions. Nous y avons passé la plus grande partie de nos nuits, mais cette "participation" était tellement précieuse pour nous que nous n'y avons pris garde. Evidemment, je suis rentrée à Paris épuisée (d'autant que j'avais du mal à me remettre d'une hépatite virale) mais heureuse : nous avions fait du bon boulot!

Du "bon boulot", Muriel considère, d'ailleurs, qu'elle en a fait aussi - et toujours pour la télévision - en tournant "La double vie de Mlle de la Faye" sous la direction de Michel Subiéla (C'est une étrange histoire de réincarnation que l'on verra probablement à la rentrée). Et surtout, en tenant dans "Les Rois maudits", le merveilleux rôle de Marguerite de Bourgogne, cette reine qui aimait trop la vie et les hommes:

- Jamais un rôle ne m'a "entamé" à ce point, dit-elle. J'y ai laissé sept kilos! Les gens, en riant, disaient que j'étais "plantée sur des queues de cerises"... à la fin du tournage. Au début, c'était différent : ils ne me parlaient pas! Personne ne me faisait confiance. On disait que je ne "faisais pas le poids" pour jouer ce rôle : c'était affreux de travailler dans ces conditions. Je n'en dormais plus. Mais je me suis "accrochée", et, au bout d'un mois, la partie était gagnée. Oh! Bien sûr, il y a eu jusqu'à la fin de fameuses "enguelades" sur le plateau avec le réalisateur, Claude Barma. Mais elles étaient plus folkloriques que sérieuses. Et quand il s'exclamait "Qu'elle est têtue cette gamine!", je crois bien que c'était teinté d'affection.

Ce qui ne serait pas très étonnant, car il est difficile de résister à cette fougue, à cet enthousiasme, à cet amour de la vie qui débordent de partout chez ce petit "bout de femme" toute menue, presque fragile.. Difficile de ne pas remarquer sur ce visage à la peau mate, aux pommettes saillantes et aux yeux sombres mis en valeur par une lourde tignasse de cheveux bruns tirés en arrière, quelle force et quelle volonté l'animent... et de ne pas se laisser emporter par ce tourbillon de vie. En fait, Muriel ressemble un peu aux femmes du sud, italiennes et espagnoles...

- J'ai des origines méditerranéennes, précise-t'elle. D'ailleurs, je suis très attirée par ces pays- là. Surtout l'Andalousie dont je suis tombée amoureuse il y a quelques années et où je vais le plus souvent possible. Dès que j'ai dix ou quinze jours de liberté, je pars dans des villages perdus. Je bavarde avec les gens, je me prélasse au soleil, je dors, je mange : la nuit, je danse le flamenco et je goûte la douceur de l'air. C'est beau l'Andalousie! Les gens savent vivre là-bas Ils prennent le temps. Ce n’est pas comme à Paris ! Car, malgré son jeune âge – 24 ans – Muriel a déjà fait une expérience amère de la vie et des hommes :

-J’ai eu une enfance  un peu « tiraillée » entre des parents divorcés, explique-t-elle. Et très tôt, j’ai eu envie d’être indépendante. J’ai donc commencé à travailler à 16 ans. Je voulais faire du journalisme mais, pour vivre, je posais pour des photos de junior. Un producteur italien m’a remarquée et engagée pour un film… qui ne s’est jamais fait. Entre-temps, j’avais pris des cours de comédie et sur les conseils de mon professeur, je m’étais présentée – sans y croire – aux auditions pour le rôle de « Gigi ». C’est moi qui l’ai obtenu : je l’ai joué un an en tournée, puis une saison à Paris. Bref, pour une gamine de 17-18 ans, c’était un vrai conte de fées !

« Après cela, j’ai tourné pour le cinéma et la télévision sans discontinuer (entre autres, j’ai fait « La Princesse du rail » qui repasse en ce moment sur le petit écran). Je gagnais beaucoup d’argent à cette époque. J’avais une foule d’amis avec qui je passais toutes mes soirées dans les « boîtes » à la mode ou bien à qui j’offrais des billets d’avion pour aller prendre le soleil sur la Côte d’Azur pendant quelques jours…

« Cela a duré jusqu’à la fin 1968. C’est la que s’est produit le « creux ». Pendant une année environ, je ne tournais plus. J’étais fauchée. Je vivais dans une chambre de bonne. Cela dit, je n’étais pas malheureuse : je peignais, je faisais des collages, je lisais…et je pensais, avec une certaine sérénité, qu’il allait falloir songer à trouver un autre métier. Mais je n’étais absolument pas déprimée. Finalement, ce qui m’a fait le plus de mal pendant ce passage à vide, c’est de m’apercevoir, le jour où j’ai eu besoin d’un peu d’argent, qu’il n’y avait plus personne. Envolés, les amis ! »

La leçon a été dure, mais positive. Muriel aime trop la vie pour n’en voir que ses aspects négatifs et elle a su tirer profit de cette expérience.

« Je vous l’ai dit : professionnellement, ce « creux » m’a été bénéfique. Lorsque j’ai repris au théâtre fin 1969 « Tchao » (avec Pierre Brasseur), mon état d’esprit avait complètement changé. Je n’étais plus la petite fille heureuse et insouciante des débuts. J’avais pris conscience de la modestie de ma situation et je voulais, par mon travail et ma volonté, devenir une vraie, une bonne comédienne. Depuis, je ne cesse de m’y appliquer.

« Sur le plan personnel, ma réaction a été moins raisonnée, plus violente : bien sûr, mes « amis » sont revenus vers moi dès que tout s’est remis en marche… mais moi je les ai fuis. Je suis devenue sauvage. Maintenant, je ne mets plus le nez dehors ! »

Sauvage, c’est beaucoup dire. Méfiante – un peu, si peu ! – conviendrait mieux sans doute. En effet, non seulement Muriel reconnaît qu’elle a encore quelques amis (« des vrais »), mais elle avoue qu’elle engage facilement la conversation lorsqu’elle fait ses courses le matin dans son quartier, à Pigalle, ou avec son voisin dans le métro, à l’arrêt de l’autobus…

« Souvent, on me prend pour une folle, dit-elle. Les gens d’ici ne sont pas habitués à çà. C’est dommage. C’est même pire : c’est terrible !

Pour se consoler, Muriel a toujours ses livres…

« La lecture ? C’est une passion, je lis tout. Tout m’intéresse. Je crois même que je pourrais lire le bottin ! J’ai une soif de connaître inapaisable. Je suis d’une curiosité folle. C’est formidable parce qu’ainsi, je suis sûre de ne jamais m’ennuyer dans la vie !

 

Propos recueillis  par Arlette CHABROL, Télémagazine N°874- 22 juillet 1972.

La plus longue interview de Muriel
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Décès de Marie Mergey (Mme Chambon)

8 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

Le 3 mai, sur Facebook, était annoncé le décès de Marie Mergey, qui incarnait Mme Chambon (son prénom n'est jamais cité) dans "La princesse du rail".

Elle est décédée en avril 2017, mais je n'ai pas trouvé la date sur Internet.

Née le 22 février 1922, elle tournait encore en 2010 dans la série "Les Bougon". Elle n'aura pas pris de retraite, après 85 rôles d'une carrière commencée en 1945.

Au cinéma, elle a joué dans "Guinguette", "La jument verte", "Vive Henri IV... vive l'amour", "Le comte de Monte Cristo (1961), "Le jour et l'heure", "La guerre est finie", "Madame Bovary" (1991), "Lune froide", "Grosse fatigue", "Meilleur espoir féminin", "La première étoile".

En dehors de "La princesse du rail", elle a beaucoup tourné pour la télévision ("Boulevard du Palais", "La Crim", "Ardéchois coeur fidèle", "L'île aux trente cercueils", "L'ami Maupassant").

Elle n'avait pas de scènes avec Muriel dans "La princesse du rail".

 

Décès de Marie Mergey (Mme Chambon)
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Article de Télé Poche de juillet 1972

7 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #BIBLIOGRAPHIE - PRESSE

Ce fut la seule et unique couverture de Muriel Baptiste pour Télé Poche.

 

BOHEMIENNE A MIDI ET INFIRMIERE LE SOIR : MURIEL BAPTISTE SERA REINE DANS « LES ROIS MAUDITS »

 

Cette semaine cinq ans s’écouleront chaque jour entre 12h30 et 20h15. A 12h30, sur la 1ere chaîne, la télévision rediffuse « La princesse du rail », un feuilleton qui révéla en 1967 une jeune comédienne au talent charmant et déjà très personnel : Muriel Baptiste. A 20H15, toujours sur la première chaîne, un feuilleton nouveau de Roger Burckhardt que l’on peut suivre depuis deux semaines déjà, « Les dernières volontés de Richard Lagrange », vous propose une jeune vedette dans le rôle d’une fille comme les autres à qui il arrive des choses pas comme les autres : Muriel Baptiste. Entre ces deux personnages que vous pourrez voir au cours de la même journée se situe une carrière qui est passée par le théâtre (« Gigi », « Tchao »), par le cinéma (« Les sultans », « La cavale ») et, naturellement, par la télévision avec surtout deux œuvres que nous verrons la saison prochaine : « La double vie de Mademoiselle de la Faille », une histoire de réincarnation réalisée par Michel Subiela et « Les rois maudits », d’après Maurice Druon, six épisodes d’une heure réalisés par Claude Barma, où elle sera la reine Margot.

 

Télé Poche :  Muriel Baptiste ne sait pas trop si elle doit être contente ou mécontente de cette double programmation.

 

Muriel : - Vous croyez que c’est bon pour moi ? Deux fois par jour, c’est drôle ! Je ne vais plus pouvoir regarder la télévision.

 

Télé Poche : Et Muriel d’expliquer qu’elle a horreur de se voir à l’écran. Elle éprouve une très désagréable impression, indéfinissable mais insupportable. Ce qui lui vaut quelquefois de bien fâcheuses situations.

 

Muriel : - Le soir de la première de Gala des « Sultans », j’avais promis à Jean Delannoy, le metteur en scène, de venir et il m’avait réservé une place près de lui. J’avais même acheté une robe longue exprès pour cette occasion. Une fois maquillée et habillée, j’ai été prise d’une telle panique que je suis restée clouée sur place. On m’attend encore !

 

Télé Poche : - Je suppose que vous n’avez pas vu « Les Dernières volontés de Richard Lagrange » dont le premier titre était d’ailleurs « Une fille comme les autres ». Quel genre de personnage êtes-vous ?

 

Muriel : - Une fille pas tellement comme les autres parce que le rôle a été un peu modifié au cours du tournage. Il a, je crois, plus de force et de caractère qu’au départ. Cette fille a son destin d’infirmière bouleversé par le testament d’un homme qui est peut être son père. Elle doit affronter une série d’évènements. Ce n’est pas simple mais elle est de taille à leur faire face.

 

Télé Poche : - On a l’impression, en effet, que la petite gitane de « La Princesse du rail » a pris de l’assurance et qu’elle sait fort bien ce qu’elle veut. Mais s’agit-il de vous ou des personnages que vous incarnez ?

 

(Muriel met la tête dans ses mains avec un geste de petite fille à qui l’on pose une question difficile)

Muriel : - Je ne sais pas, dit-elle d’un ton qui se veut de la plus totale neutralité. Je ne choisis pas mes rôles en fonction de leur importance mais de leur caractère. Qu’ils soient comiques ou dramatiques - le rêve !- il faut que le personnage intéresse, qu’il vive, qu’il agisse. Voilà, je crois que je deviens de plus en plus exigeante sur ce point. Et il m’est arrivé de refuser des tas de choses jusqu’à ce que je trouve le rôle dont j’ai envie.

 

Télé Poche : - Quand vous regardez en arrière, comme ça très rapidement, quels sont les rôles qui vous ont marquée, ceux qui restent au-dessus du lot ?

 

Muriel : - D’abord il y a « Gigi » celui de mes débuts, passionnant en lui-même et qui en plus est pour moi l’image même d’une chance extraordinaire, celle d’avoir été choisie alors que je ne connaissais personne et presque rien de ce métier. Il y avait deux mois que je prenais des cours à la suite d’un concours de circonstances incroyable : un metteur en scène italien voit ma photo dans un magazine. Il me cherche partout, me trouve chez Catherine Harlé où je posais pour des photos publicitaires, me fait prendre des cours de comédie alors que je n’y pensais nullement – moi mon rêve c’était d’être journaliste – et au bout du compte le film ne se fait pas… mais je suis choisie pour « Gigi ».

 

Télé Poche : Ensuite, il y a eu des tas de rôles intéressants (« Tchao » avec Pierre Brasseur, par exemple), au cours desquels l’ingénue est devenue une jeune femme à la personnalité affirmée douée d’une incontestable présence. Mais le rôle le plus récent, le plus difficile et le plus beau que Muriel ait joué c’est celui de Marguerite de Bourgogne dans « Les Rois maudits », un rôle qui au début est celui d’une jeune reine heureuse et gaie pour devenir celui d’une femme martyre sombrant dans la folie et dans la mort. Muriel Baptiste a physiquement beaucoup souffert pour incarner ce personnage mais elle en parle encore avec une lumière admirative dans les yeux :

 

Muriel : - Je ne savais pas, dit-elle, que j’avais tout ça en moi. Le travail a été merveilleux mais épuisant. J’ai été malade après. Il m’a fallu me reposer, voyager pour enfin me retrouver et je n’ai rien fait depuis. C’était en mars.

 

Télé Poche : - Et naturellement vous n’avez pas vu en projection ce que vous avez fait ?

 

(Muriel rit malicieusement)

Muriel : - Barma m’a dit que c’était formidable, je préfère rêver le plus longtemps possible avant de juger.

Article de Télé Poche de juillet 1972
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Muriel est devenue comédienne par hasard

6 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Sans un producteur italien, Alvaro Mancori, Muriel n'aurait jamais été comédienne. En 1964, il la voit sur une photo de mode. Il décide d'en faire la vedette de son prochain film. Elle pose alors pour "Marie Claire" et c'est une illustre inconnue.

Mancori a les pires difficultés pour trouver Muriel, et le temps passe. Le film ne se fait pas. Mais cela a donné à Muriel le goût d'être comédienne.

Muriel passe des auditions et est sélectionnée parmi vingt candidates obtenant le rôle de Gigi de Colette.

Dix ans plus tard, le hasard n'est plus au rendez-vous. Muriel se morfond au 24 rue Pigalle à Paris, dans son appartement. Plus jamais, elle ne trouvera de rôle. La chance qui lui avait souri, à part une éclipse de fin 1968 à  fin 1969, lui a définitivement tourné le dos.

Né en 1923, Mancori nous a quittés en 2011. Il était producteur, scénariste et surtout directeur de la photographie. En 1966, il a fait partie des producteurs du second film de Muriel au cinéma, "Les sultans", distribué en Italie sous le titre "L'amante italiana", dont l'argument de vente transalpin est la présence en vedette de Gina Lollobrigida.

Faut-il regretter la folle idée d'Alvaro Mancori en 1964? Sans lui, Yvette Baptiste n'aurait jamais été Muriel Baptiste. Mais elle n'était pas assez forte pour ce dur métier.

 

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Le film qui ne méritait pas la présence de Muriel

5 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Si dans sa carrière, Muriel aurait pu se dispenser de figurer au générique d'un film imbuvable, c'est bien "Le corso des tireurs".

Inspiré d'un roman d'un collaborateur et tortionnaire, Ange Bastiani, qui a échappé on se demande pourquoi à la peine de mort à la libération, ce film, qui prend quelques libertés avec le livre, est d'une fadeur, d'un ennui, que l'on se demande ce que Muriel vient faire dans cette galère.

On la voit beaucoup, et c'est notre consolation, dont une scène légèrement sexy (rare dans sa carrière) en Bunny girl. Mais l'ensemble est indigeste et raté. Diffusé en mai 1968, Ange Bastiani se félicitait quelques années plus tard, en 1973, que personne ne l'ait vu.

Il n'empêche qu'elle méritait cent fois mieux que cette purge. On s'ennuie  à mourir d'autant qu'il y a deux parties. Le téléfilm fut tourné au carnaval de Nice en 1967 et conservé pour une diffusion en couleurs.

Mauvaise pioche donc, et dernière participation à une réalisation de Philippe Ducrest. Je me demande, tellement l'histoire est longue et rasante, si Muriel ne s'est pas ennuyée pendant le tournage.

A voir pour la scène de la réception au château, à la fin de la deuxième partie. Mais si elle n'avait pas perdu son temps avec cette daube, comme à cette époque elle tournait en continu, elle nous aurait offert autre chose de plus consistant.  Il est difficile en effet d'imaginer pire.

Le film qui ne méritait pas la présence de Muriel
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Muriel et les soins du visage

4 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel avait des problèmes de peau et de teint, donnons lui la parole pour en savoir plus :

"Mon problème, c'est mon teint. Car il n'est pas au "beau fixe". Parfois, il m'arrive d'avoir des boutons. C'est de mon âge, dit-on. Et souvent, lorsque je reste enfermée toute la journée aux studios, je remarque que j'ai la peau grise !Même après m'être minutieusement démaquillée. Dans ce cas j'ai une excellente recette pour redonner de l'éclat à la peau. Je l'utilise souvent avant de sortir le soir, si je dois me rendre à un dîner. Après m'être bien nettoyé la peau, j'applique un masque composé d'un jaune d'oeuf délayé dans une cuillerée à café de jus de citron. Je garde un quart d'heure et je rince à l'eau chaude. Je m'asperge ensuite le visage d'eau froide (de préférence d'eau d'Evian) et me voilà prête pour un maquillage du soir.

Je mets d'abord une crème de base incolore pour protéger la peau. Puis j'applique très doucement du fond de teint en tapotant, mais "sans frotter". Ensuite, j'attends au moins cinq minutes, avant de me poudrer. C'est très important de ne pas se poudrer tout de suite. J'applique la poudre avec un coton enveloppé de kleenex. Je ne frotte pas. Je tapote pour que ça rentre bien. Je termine en appliquant à l'aide d'une sorte de blaireau une poudre plus foncée, un peu rose, sur les pommettes, sur l'arête du nez, et dans le creux des joues. Cela amincit le visage.

Le maquillage des yeux est très important pour moi. Je dessine un trait au bord des paupières, j'ombre avec du fard marron clair. . Je me fais les cils très, très longtemps. Plusieurs couches avec du rimmel bleu marine. C'est moins dur que le noir.

J'ai les lèvres très dessinées ; je ne les farde jamais, ni le jour, ni le soir.. D'autant que les rouges à lèvres sur moi "virent" et tournent au violet !

Muriel et les soins du visage
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Des rôles trop courts

3 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Le problème de la carrière de Muriel (à part dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange") est la brièveté de ses scènes. Beau rôle, grandiose, mais trop court, dans "Les rois maudits". Ne parlons pas du superbe "Les risques du métier" où elle passe comme un éclair. Dans "Le premier juré", où elle tient le premier rôle féminin, elle n'est présente que dans 12 épisodes sur 20.

Je disais que la comédie "Allo Juliette!" était très drôle, mais Muriel arrive très tard, trop tard, n'ayant de scènes qu'avec sa mère, son père et le personnage de Nicolas Silberg.

Inexistante dans "Déclic et des claques", on ne la voit que dans la première partie de "Plainte contre X". Elle est bien présente dans "Les sultans", mais le film est très moyen. Ses apparitions sont ciblées et pertinentes dans "La princesse du rail", mais par rapport à Jacques Santi et Armand Mestral, voire Jean Davy, on ne la voit pas assez.

Elle est brillante avec les longues scènes de "Par mesure de silence", il est bien dommage que les metteurs en scène n'aient pas toujours choisi cette voie qui en aurait fait une star.

Des rôles trop courts
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