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Fans de Muriel Baptiste
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Samedi 11 août 1973

10 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Jean Richard fait la couverture de Télé Poche. « 3 mois après » son terrible accident de voiture.

Cette conne d’Annie Sinigalia, fausse amie de Muriel, fait la photo couleurs page 2, je m’abstiens de tout commentaire.

Dans « Les indiscrétions d’Aglaé », Jean-Pierre Melville, Nicole Courcel  Jean Bouise, le pianiste Gyorgy Cziffra, Claire Vernet, le violoniste Gabriel Bacquier, et toujours rien sur Muriel.

C’est Corinne Marchand qui est en couverture de Télé 7 jours. On trouve des articles sur Vania Vilers, Marie Laforêt, puis deux partenaires de Muriel : Renée Saint-Cyr qui a droit à une photo en couleurs sur une page entière et Henri Vilbert, Charles Vanel, Etienne Bierry, Michel Creton, Jacques Balutin, Yves Mourousi, Henri Viard venu se justifier dans une interview de la nullité de « Karatékas and co ».

Je ne sais plus ce que j’ai fait ce jour-là à Bagnoles de l’Orne, mais ce qui est certain, c’est que côté télévision, je ne ratais rien. A part peut-être le 7e épisode du « Virginien », « Le tireur d’élite », et encore.

A Bagnoles, nous faisions des excursions, je rêvais ma chevalière au doigt à Muriel Baptiste. Pas de cure le samedi matin pour ma mère, nous pouvions entamer les voyages du week-end. Qu’avons-nous fait ce jour là ? Avranches, la plage du débarquement ? Arromanches ? Nous sommes allés au Mont-Saint-Michel le dernier week-end, reste le pont de Tancarville, Deauville, Trouville, Lisieux, comment s’en souvenir ?

J’étais heureux avec mon chien Kiki et mon amour indéfectible pour Muriel.

Samedi 11 août 1973
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Vendredi 10 août 1973

9 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Je rate la fin de « Un homme et une ville » et le troisième épisode de « Opération vol » : « Un mur en or ».

Le feuilleton qui remplaça « Un homme, une ville », fut « L’étang de la Breure ».

Yvette Baptiste a mené une vie peu éclatante, très très loin de ce que j’imaginais comme la vie de rêve de la Muriel que j’avais en tête.

Je pensais qu’elle gagnait beaucoup d’argent, avait une vie paradisiaque, et étais à mille lieues de la réalité.

Muriel était seule et se morfondait au 24 rue Jean-Baptiste Pigalle, attendant que le téléphone sonne et qu’on l’appelle pour avoir des rôles. Sa vie n’avait rien pour faire rêver. J’étais loin de m’en douter, elle qui a enchanté mon enfance et mon adolescence comme la plus belle femme du monde.

 

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Jeudi 9 août 1973

8 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Je rate le troisième épisode de « Daktari », « L’émir et le guépard ». La série est désormais diffusée deux fois par semaine (dimanche et jeudi).

Je me repose et rêve en vacances, c’était l’époque où le soleil ne nous brûlait pas.

Muriel était comme un doux fantôme autour de moi, je ne pensais qu’à elle. « Chante, la vie chante, comme si tu devais mourir demain ».

Si en semaine, nous ne nous déplacions qu’autour de Bagnoles, le week end, enfin le samedi après-midi et le dimanche, nous faisions des excursions : Mont Saint Michel, plage du débarquement, Pont de Tancarville, La chapelle Montligeon, Lisieux, Deauville et Trouville, entre autres.

L’enfant que j’étais était émerveillé par le pont de Tancarville. C’était loin, mais nous y sommes allés chaque année.

Jeudi 9 août 1973
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Mercredi 8 août 1973

7 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

France Dougnac est la vedette du téléfilm de la deux en soirée, « Freya des sept îles », qui lui a valu la couverture de Télé Poche.

Je m’en suis passé. J’ai compris à l’époque qu’elle piquait la place de Muriel, en juin, elle jouait le premier rôle féminin du feuilleton « Le neveu d’Amérique », et en septembre allait revenir dans un autre, « La mer est grande ».

Mieux managée que Muriel, elle fit carrière pendant toutes les années soixante-dix, passant très vite au cinéma, mais elle a déclaré un jour qu’elle avait eu un enfant au moment où il ne fallait pas. Sa carrière ciné a en effet vacillé. Dans les années 80, elle est revenue à la télévision avant de tout abandonner en 1988.

Muriel, je le sais aujourd’hui, n’avait pas d’imprésario et d’un tournage à l’autre ne savait pas ce qu’elle allait faire. C’est ainsi qu’en 1974, elle sombra dans l’oubli

Mercredi 8 août 1973
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Mardi 8 août 1973

6 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Toujours rien à la télé avec des programmes comme Guy Béart : bienvenue à Duke Ellington et « Les dents du diable », film avec Anthony Quinn.

La routine estivale s’installe. Je suis heureux car de 1969 à 1971, nous ne sommes pas partis en vacances. Je ne le sais pas encore mais le rituel des cures à Bagnoles de l’Orne va durer quatre ans, jusqu’en 1975.

Si j’avais rencontré « en vrai » Yvette Baptiste, je lui aurai parlé de Bagnoles de l’Orne, endroit qui pour moi reste associé à elle, et où elle n’a sans doute jamais mis les pieds.

Elle hantait les forêts de Normandie, loin de la foule et du bruit. Il régnait là-bas une quiétude que je n’ai jamais connu nulle-part. J’allais avoir 14 ans un mois plus tard. Je ne ressemblais pas aux ados d’aujourd’hui. J’avais une innocence qu’ils n’ont pas.

Mardi 8 août 1973
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Lundi 6 août 1973

5 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

La cure de ma mère commence. Ma grand-mère l’attend à la pension de famille, et je vais à sa rencontre vers midi avec mon chien Kiki.

Il y a un très beau château vers les thermes, qui est je crois aujourd’hui la mairie, entouré d’un parc et de pelouses à l’infini.

Entre ballades en forêt, rêveries de Muriel bien innocentes, je me promène, vais jusqu’à Tessé La Madeleine, commune qui a fusionné en 2000 avec Bagnoles de l’Orne.

Après les attentats de Munich en 1972, nous avons emporté un petit poste radio où Michel Sardou avec « La maladie d’amour » et Michel Fugain avec « Chante » se disputent la première place du hit parade. Ma mère préfère Sardou et moi Fugain, mais les deux chansons me font penser à Muriel.

Elle court, elle court, la maladie d’amour en moi. Je ne pense qu’à Muriel, qu’aux rois maudits, qu’à Marguerite, Pierrette, Annunciata. Je suis sur un nuage.

La crise de l’énergie n’ayant pas débuté, l’essence n’est pas chère, et nous allons les après-midi nous déplacer dans les communes alentour : Alençon, Domfront, Lonlay l’abbaye, La Ferté Macé.

Mais un jour, nous louons des mini-vélos, ma mère tombe et s’ouvre la veine du poignet. Elle peut conduire jusqu’aux urgences mais ne refera jamais de vélo.

Lundi 6 août 1973
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Dimanche 5 août 1973

4 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

La cure de ma mère commençait le lendemain.

J’ai raté sur la 2 le film « La peur du scalp » (« The half breed »), à 16h25. Ce film date de 1954 et a été réalisé par Stuart Gilmore. La vedette en est Robert Young. Et à la suite le deuxième épisode de « Daktari », « Œil pour œil », à 17h45.

A Bagnoles de l’Orne, il y avait des familles et des jeunes de mon âge, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, où seules des personnes âgées s’y rendent.

La principale attraction était le lac, avec un pédalo, un manège de poneys, du monde, du soleil. J’y suis retourné en 2006 et tout le monde est couché à sept heures du soir.

Voici une photo du Bagnoles de l’Orne de 1973.

L’endroit était propice à la rêverie, et bien évidemment, toutes mes pensées étaient pour Muriel Baptiste.

On parle beaucoup de la mort de l’acteur Bruce Lee, star des films de karaté, survenue le 20 juillet.

Dimanche 5 août 1973
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Samedi 4 août 1973

3 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

France Dougnac est en couverture de Télé Poche, il n’y en a que pour elle. Mais je dois dire que je n’avais pas les yeux dans ma poche, c’était une comédienne qui suscitait un autre sentiment que Muriel.

Dans « Les indiscrétions d’Aglaé », Télé Poche présente sur deux pages le feuilleton « Le faucheur de marguerites » que je n’ai pas regardé quand il est passé.

Au lieu de parler de Muriel, le magazine consacre un article à l’émission « Provinciales ». Et au feuilleton de la rentrée, « Le baron von der Trenck ».

A part « Intervilles » et « Le Virginien » (sixième épisode, « Le troupeau volé »), je n’ai rien raté ce jour-là.

Nous sommes arrivés à la pension de famille qui s’appelait « Villa les lierres », et j’ai été me promener avec mon chien dans la forêt.

Samedi 4 août 1973
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Vendredi 3 août 1973

2 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Nous voilà partis pour Bagnoles de l’Orne, avec étape à Fontainebleau. L’année d’avant, ma mère avait brûlé un feu rouge à Etampes, ce que j’ai raconté sur le blog il y a longtemps et été arrêtée par un policier.

En changeant d’itinéraire, nous sommes cette-fois tombé en panne sur l’autoroute à Beaune. La Simca fut remorquée dans un garage et il fallut changer une durite. Comme nous avions vu, dans mon souvenir, Paray le Monial en 1972, nous ne nous y sommes pas arrêtés et avons gagné Fontainebleau.

C’était la belle vie, les vacances, l’amour pour Muriel, je ne pensais pas aux lendemains. Contrairement à 1972, en août, j’allais manquer peu de programmes intéressants, quasiment aucun.

C’est un peu un comble, j’étais heureux sans télé et la source de mon bonheur provenait de la télé. Je n’avais pas une petite amie au collège ou dans le quartier, il n’y en avait que pour Muriel. Elle était une déesse inaccessible, qui passait du moyen âge à l’épopée des chemins de fer, avait souvent un sort tragique, mais ce n’était, comme on dit « que du cinéma ».

Vendredi 3 août 1973
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Jeudi 2 août 1973

1 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Mort du metteur en scène Jean-Pierre Melville.

Sans doute la veille du départ pour Bagnoles de l’Orne en Normandie pour la cure de ma mère de 21 jours.

Aucun souvenir du film « Douce » avec Odette Joyeux diffusé en soirée, datant de 1943.

J’ai beaucoup regretté à l’époque le manque d’informations sur Muriel. Je ne savais pas son âge, ni rien de sa vie, et encore moins où elle habitait.

Je ne sais plus si j’ai regardé le sixième épisode de « L’Odyssée sous marine de l’équipe Cousteau », « La baleine qui chante ».

Le lendemain, ce fut sans doute le grand départ.

Jeudi 2 août 1973
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