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Fans de Muriel Baptiste

La princesse du rail épisodes 23 à 26

18 Mars 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Episode 23

Résumé

Choquée d'être arrivée en pleines noces de l'homme qu'elle aime, Annunciata cherche son père dans la citadelle de Rochegude déserte. Elle erre tel un fantôme le long des couloirs, arpente les escaliers. Claudius la rencontre, elle ne semble pas le voir. Barnett fait ses adieux à Delorme et retourne en Angleterre. Antoine se rend auprès de l'abbé s'inquiétant du sort d'Annunciata sur laquelle l'homme d'église tente de veiller.


La critique


L'épisode débute par des images de profonde désolation. Annunciata arpente la citadelle de Rochegude où tant de cris retentissaient il y a encore peu et ont laissé place au vent et au silence. Cette scène met mal à l'aise. La musique ajoute au climat dramatique, le visage triste et grave de Muriel Baptiste l'illustre à chaque plan. L'ambiance est totalement lugubre.
C'est le moment le plus tragique de la série, bien plus que la scène du suicide dans le 25eme épisode. Nous avons tous un jour parcouru un endroit désert et abandonné jadis connu et peuplé de personnes que nous aimions. C'est ce qu'a
filmé Henri Spade. Tout l'univers de la bohémienne est brisé, au milieu de ces pierres sans âme qui furent autrefois un château. Muriel Baptiste joue là sa dernière grande scène, avec une gravité dont l'intensité nous surprend. Pas d'action donc dans cet opus mais le portrait d'une femme brisée. Une ultime scène oppose la gitane à son père. La comédienne sort de sa léthargie pour sombrer dans l'hystérie, couvrant ses oreilles de ses mains avant de s'enfuir.

En comparaison, la sortie de scène de Barnett/Fred Neumann passe presque inaperçue.



4 / 4

Episode 24

Résumé

Chambon va inaugurer la ligne effectuant la jonction avec le tronçon qui vient de Langogne. Une nouvelle plus importante l'attend chez lui: il va être grand-père! Clarisse l'annonce malicieusement à Annunciata. Vidal et Tiarko préparent un trajet gratuit en diligence pour concurrencer le train le jour de l'inauguration de la nouvelle ligne.

La critique

Peu d'action et beaucoup de bavardages dans cet épisode. L'intrigue tourne essentiellement autour de la grossesse de Céline, cause légitime de joie pour les Delorme, et qui aggrave encore la détresse de la gitane. Armand Mestral tire son épingle du jeu dans cet épisode avec ses mimiques et sa surprise.
Jean Davy essaie de dépeindre un vieux fou pathétique dans son dernier combat. La scène de dispute conjugale entre Claudius et Clarisse a été faite pour détendre un peu l'atmosphère. Hervé Sand et Nicole Guéden semblent s'amuser malgré un scénario qui les oppose.



3 / 4

Episode 25

Résumé

Le jour de l'inauguration de la ligne est arrivé. Vidal et Tiarko pour prendre de vitesse le train, mettent hors d'état de nuire plusieurs cheminots chargés de faire la signalisation. Annunciata s'approche des rails et devant l'assistance présente court au devant du train et trouve la mort. Malgré le drame, le train a gagné.


La critique

Action et émotion dans l'épisode. Les conducteurs passent leur temps à délivrer leurs camarades cheminots chargés de faire la signalisation et ficelés et assommés par Vidal. La musique est un peu trop omniprésente et en arrive même à casser les oreilles.
La scène du suicide est jouée avec sobriété, le réalisateur a choisi de ne pas s'appesantir sur le drame et filme moult viaducs et traversées vertigineuses du convoi à travers la montagne.


Les infos supplémentaires

La scène du suicide n'a pas été filmée telle que prévue. Henri Spade avait demandé à Muriel Baptiste de se coucher sur la voie et de s'écarter lorsque la locomotive était à deux mètres d'elle. Cela s'avéra trop dangereux. A l'écran, l'actrice se contente de courir au devant de la machine.




4 / 4


Episode 26 et fin

Résumé

Chambon prend sa retraite. Un jeune charron  demande à devenir mécanicien, comme autrefois Antoine. Vidal avoue sa défaite et remet à Delorme le bijou d'Annunciata. Céline donne le jour à un fils.
Nous faisons ensuite un saut dans le temps en 1966: l'arrière arrière petit fils (et petite fille) d'Antoine sont là pour accueillir Henri Vincenot, journaliste de "La vie du rail". Le descendant d'Antoine est conducteur d'une locomotive. Ni lui ni sa soeur ne sont capables d'expliquer pourquoi la "Crampton" de leur aïeul s'appelait "La princesse".
Vincenot demande quel est l'origine du bijou que porte au coup la descendante de Céline: elle l'ignore et répond: "C'est un bijou de famille".


La critique

Henri Spade termine la série sur une note dramatique en filmant en gros plan le bijou d'Annunciata, dernière image avant un générique qui nous permet d'arpenter une fois de plus les lignes auvergnates et cévenoles. Le fantôme de la princesse de Bohême plane sur l'épisode. Le scénario par l'évocation du nom de "Princesse" dont on a oublié l'origine, et cet anonyme bijou, insiste davantage sur le personnage joué par Muriel Baptiste que dans l'épisode précédent alors que la comédienne n'est plus à l'image. Au lieu d'un "Happy end", nous avons une autre scène émouvante entre Jean Davy et Jacques Santi, lorsque le colonel donne les effets personnels de sa fille à Antoine. C'est sur cette atmosphère triste que ce clot la série.

Le procédé qui consiste à faire interpréter à Marie Claude Mestral et Jacques Santi les descendants de Céline et Antoine est peu crédible. Leurs prénoms ne sont pas cités. Il est mentionné que la locomotive Crampton "Princesse" est exposée pour le centenaire de la ligne, mais le nouveau Delorme sans prénom précise bien à Vincenot qu'il s'agissait de son arrière-arrière grand père. Cinq générations donc en cent ans ?


Les infos supplémentaires


Henri Vincenot, écrivain cheminot et co-auteur de la série, tient ici son propre rôle.

La locomotive moderne montrée est une motrice diesel type CC, modèle très courant en 1966.

4 / 4

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