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Fans de Muriel Baptiste

Samedi 9 février 1974

7 Février 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Muriel a vu toutes ses scènes coupées dans le film « La cavale » de Michel Mitrani qu’elle a tourné l’été 1971. Film tiré du roman d’Albertine Sarrazin.

Georges Brassens est à la fois en couverture de Télé Poche et de Télé 7 jours. Muriel je l’ai dit fait sa dernière photo couleurs page 2 de Télé Poche.

Dans « Les indiscrétions d’Aglaé », Télé Poche parle de Dominique Rollin, Pierre Vassiliu, Raymond Burr dans le rôle du pape Jean XXIII, Isabelle Adjani.

Télé 7 jours parle de Brigitte Ariel, du groupe Il était une fois, de Bernard Golay, de Georges Brassens, d’un dramaturge britannique Terence Tattigan, de Marie Versini qui tourne en Allemagne la série policière « Sergent Berry », de Pierre Tchernia,  Georges Descrières, Francis Perrin et Curd Jurgens. C’était pour le magazine la dernière occasion de parler de Muriel, il ne le fait pas. Celle-ci a dû être bien déçue.

Je pense que c’est un signe qui marque le glas de sa carrière. Son temps est passé.

Une grève éclate à l'ORTF et tant le Top à Joe Dassin qu'Arsène Lupin sont annulés, Lupin dont c'est le douzième épisode, "Double jeu", tiré de la nouvelle "La partie de baccara" que l'on trouve dans le recueil "L'agence Barnett et Cie", est diffusé "uniquement en Ile de France" et échappe donc à une première diffusion nationale.

Alors, d'un côté, mes parents, furieux, s'enferment dans la cuisine.

Moi heureux mais contrarié, en proie à une grande tension, je me colle devant le poste. On voit peu Muriel dans le téléfilm, au début elle fait une apparition, puis il faut attendre longtemps pour l'entrevoir.

Je l'aurais donc vue, envers et contre tout, cette double vie de Mademoiselle de la Faille, ce retour de Muriel. Mais je ne porte plus depuis longtemps (sans doute la fin de l'été 73) la chevalière avec M (pour Muriel) maladroitement gravé dedans, je ne pense plus à elle sans arrêt, son absence l'a faite sortir de ma vie, comme on dit "Loin des yeux..."

C'est la fin d'une époque. Je me souviens que dans les semaines en question, je ne pensais qu'à "Vivre et laisser mourir", James Bond, Roger Moore et Jane Seymour, au point que je m'étais mis à écrire ce que l'on appelle aujourd'hui une "fan fiction". Car imaginer de nouvelles aventures de l'agent 007, tout le monde peut le faire. Je pense surtout que d'avril 73 à février 74, soit pendant presque un an, Muriel est restée trop longtemps absente et que cela a des conséquences. Francis s'aperçoit que je parle souvent de Jane Seymour et en conclut à propos de Muriel: "Tu te lasses vite!". Non seulement Jane Seymour ne sera une de mes actrices préférées que trois mois, pour ne plus ensuite jamais m'intéresser à elle, car elle n'était liée qu'à la magie de ma découverte du film "Vivre et laisser mourir", choc culturel pour moi, mais il n'y avait rien de plus faux que de dire que je pouvais me lasser de Muriel. Quarante après ce 9 février, je suis encore là à en parler, et elle n'est plus parmi nous.

Samedi 9 février 1974
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Vendredi 8 février 1974

7 Février 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Alice Cocéa jouait le rôle de Tante Alicia dans la version de « Gigi » jouée en province, mais fut remplacée par Renée Saint-Cyr en 1965 au Palais Royal. Alice Cocéa avait dit à Muriel : « Tu iras loin », hélas, elle s’est trompée.

Aucun souvenir du dixième épisode des "Champions": "Nemesis".

C'est le sixième épisode de "Banacek" : "Dix mille dollars à la page". Un livre d'une grande valeur, placé sous une vitrine, est volé. Banacek découvre qu'avec un subterfuge, on s'est contenté de faire deux trous dans le verre, de refermer le livre avec deux tiges fines, et de déclencher un mécanisme "avalant" le livre qui n'a donc jamais bougé de place.

Nous voilà à J moins un, le lendemain, c'est l'heure de vérité.

Vendredi 8 février 1974
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Jeudi 7 février 1974

4 Février 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Muriel a exigé une réécriture de son rôle de Geneviève Lagrange qu’elle trouvait trop passive. Elle a imposé au réalisateur son amie Annie Sinigalia.

Je ne peux voir le neuvième épisode des « Champions », « L’homme de fer », étant au collège.

Le jeudi 7, 2e épisode de "La demoiselle d'Avignon" et c'est à peu près tout ce qu'il y a à voir.

Je suis tout à mon rêve de (peut-être) voir Muriel. Nous sommes à J moins 2 et je ne sais toujours pas si je vais la revoir, après tant de mois d'absence à la télé.

Mes états d'âmes amoureux ont dû être exaltés par la vision de la passion de Koba et François Fonsalette qui, voulant se rejoindre, se croisent à l'aéroport, l'un partant comme ambassadeur en kurlande, l'autre venant jeune fille au pair à Paris!

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Mercredi 6 février 1974

3 Février 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Elle devait l’ignorer mais en tournant « Le Corso des tireurs », tiré d’un roman d’Ange Bastiani qui jouait un petit rôle dans le téléfilm, elle côtoyait, en la personne de Bastiani, un dangereux collaborateur préposé aux questions juives sous l’occupation : Victor Marie Lepage, qui a échappé à la libération au peloton d’exécution.

Quel bonheur! Muriel est au verso de la couverture de Télé Poche dédiée à Brassens. Il y a même une mini-interview d'elle. Les autres magazines proposent comme Télé Poche des photos de Mlle de la Faille, toutes plus ou moins les mêmes.

Muriel était et reste aujourd'hui le bonheur à l'état pur.

Nous sommes à J moins 3 de la diffusion de son film.

A 15h15, sixième épisode des « Bannis », « Le vin lourd ».

Le soir, sur la une, magazine d’actualité, sur la deux, le téléfilm « L’enchantement » avec Giani Esposito, et sur la trois un documentaire, « Destins du siècle : les grandes cités ou le mirage de l’urbanisme ».

Mercredi 6 février 1974
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Mardi 5 février 1974

2 Février 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Muriel aurait choisi son prénom de scène à cause de « Muriel ou le temps d’un retour », un film de 1962 avec Delphine Seyrig.

Quel suspense à J moins 4. Cette-fois, il semble bien que mes parents ne vont pas céder et que je vais rater Muriel. Jusqu'ici, j'ai eu la chance qu'elle passe dans des feuilletons et des programmes qui plaisaient à tous.

"Les dossiers de l'écran" proposent un western avec James Stewart, "Les prairies de l'honneur". Bizarrement, je ne saurais vraiment qui est James Stewart qu'après son rôle d'avocat dans la série "Hawkins" qui sera diffusée le dimanche en novembre décembre 1974 sur la 3.

Je ne me souviens plus si je discutais autant alors avec Francis de Muriel. Il faut dire que je me souviens de tant de choses quarante-cinq ans après, ce n'est déjà pas si mal.

Je pense au lendemain avec toutes les revues qui vont enfin présenter cette mademoiselle de La Faille que j'attends depuis si longtemps.

Mardi 5 février 1974
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Lundi 4 février 1974

1 Février 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Muriel n’a jamais dit à la presse qu’elle s’appelait Yvette, mais malgré tout se protégeait : son téléphone était sur la liste rouge.

Georges Guétary est l’invité de la semaine chez Danièle Gilbert, mais j’ignore qui il a convié ce jour-là, Télé Poche ne le mentionne pour aucun jour de la semaine, je n’y reviendrai donc pas.

L'attente continue. Les journaux pour l'instant ne sont pas sortis, et je vais me précipiter mercredi chez le buraliste. En plus de Télé Poche et Télé 7 jours, je vais prendre d'autres revues dont "Télémagazine".

Le film de l'après-midi s'appelait "Situation désespérée... mais pas sérieuse". Je ne l'ai pas vu, mais il me sert à illustrer ce que je pensais alors avec cette dramatique qui tombait en face du top des Carpentier.

Il n'y avait à voir que "Maurin de Maures" et "La légende des Strauss" ce jour-là. C'est étrange mais je repense avec tristesse à cette époque, alors que le printemps 73 n'évoque en moi que du bonheur.

Pourtant, personne ne savait que la carrière de Muriel était terminée. Elle était en plein coeur de sa jeunesse, avait trente ans, et semblait-il tout le temps devant elle.

Lundi 4 février 1974
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