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Fans de Muriel Baptiste

La dernière fois que Muriel est montée sur les planches

14 Juin 2017 , Rédigé par patricks

Le jeudi 1er mars 1973, Muriel monte sur scène au théâtre des Variétés pour jouer, dans une mise en scène de René Clermont, "Les quatre vérités" de Marcel Aymé.

Elle a pour partenaires Marthe Mercadier, Axelle Abbadie, Jacques Duby (décédé le 1er mars 2012), Guy Piérauld (célèbre pour ses doublages de dessins animés, mort le 16 juin 2015),  Monique Dood, Gérard Croce (vu à la télé dans "L'homme sans visage" de Franju), le regretté Alain Hitier (on trouve sur lui une soirée d'hommage filmée sur le net), Noëlle Musard, Jean Antolinos, et le regretté Francis Arnaud qui nous a quitté en 2006.

C'est donc au théâtre que Muriel rebondit après "Les Rois maudits". Enfin, "rebondit" est un mot fort, car c'est un petit rôle indigne d'elle après Marguerite de Bourgogne.

La pièce a été créée au théâtre de l'Atelier en 1954, et l'année 1973 correspond à sa première reprise. Marthe Mercadier joue le rôle de Mariette, tenue par Gilberte Génia en 1954. Depuis, Marthe Mercadier l'a reprise pendant la saison 2008-2009 sans aucun de ses partenaires de 1973.

En 1973, Elvire Popesco est la directrice du théâtre.

Enregistrée  d'abord au Théâtre Marigny le 27 janvier 1973 et diffusé le 9 novembre dans "Au théâtre ce soir", (disponible au gravage et au téléchargement sur le site de l'INA), Muriel ne figure pas encore dans la distribution.

La distribution entre janvier et mars a changé, et quelques comédiens en novembre ne sont plus de l'aventure.

 

Voici la distribution de novembre : 

 

Jacques Duby

Marthe Mercadier

Paule Noëlle

Robert Murzeau

Monique Dodd

Alain Hitier

Guy Piérault

Jean Antolinos

Gérard Groce

Edith Pérret

Françoise Arnaud

Edward Sanderson

Agnès Bonnot

Christine Maurelle

 

 

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Mes points communs et mes divergences avec Muriel Baptiste

13 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

Je l'ai aimée à la folie enfant dès "La princesse du rail", perdue de vue après "Le premier juré" en avril 1973 et deux apparitions fugitives en 1974, recherchée dans toute la France de 1987 à 1990, elle a quitté ce monde en 1995, je l'ai su en 2005.


Je découvre qu'elle et moi avions beaucoup de points communs et des différences.

Points communs fruits souvent du hasard

La mère de Muriel est née en 1922, la mienne aussi.


Muriel était très croyante/je suis croyant.


Muriel avait un demi frère plus jeune qu'elle, j'ai aussi un demi-frère mais beaucoup plus âgé.


Muriel a voulu être journaliste à Paris Match en 1960, sans le savoir j'ai tenté cette voie en 1977, chacun de nous a été déçu et a renoncé.


Lorsque elle avait des problèmes, Muriel ne voulait pas que ses amis l'aident/Idem, de toute façon je vis isolé. Elle après sa carrière, et moi aujourd'hui, sommes seuls.

Muriel a connu des problèmes financiers qui ont affecté sa santé/Idem après mon divorce

Muriel était solitaire et aimait avoir sa petite vie/Idem


Points divergents

Muriel aimait Charles Aznavour jusqu'à aller le voir dans sa loge à l'Olympia en 1968/Je n'aime que deux ou trois chansons de cet artiste et n'en possède aucun disque.

Muriel aimait la vie et n'était pas dépressive comme on l'a dit/Je suis un grand pessimiste et anxieux.

Muriel adorait les chats/ J'en ai horreur.


Muriel aimait rire et faire rire sur les tournages, faisant des blagues/Je n'ai pas d'humour.


Muriel était de taille petite 1.57 m/Je mesure 1.74 m


Muriel ne s'est jamais mariée/J'ai été marié et divorcé.


Muriel n'a jamais eu d'enfants/J'ai une fille.

Muriel a été élevée dans des pensions en France et en Angleterre/J'ai été élevé par ma mère et ma grand-mère, une pension aurait été une prison pour moi.

Muriel fumait beaucoup/Je n'ai jamais fumé.

 


 

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Si belle et si malheureuse

12 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel Baptiste aura marqué toute une génération de téléspectateurs avec ses rôles dans "La Princesse du rail" et "Les Rois maudits", et était l'une des plus belles (pour moi la plus belle) comédiennes de son époque. 

Pourtant, elle est bien mal partie dans la vie, avec le divorce de ses parents, une mère qui ne s'est pas occupée d'elle, des angoisses nocturnes (depuis son enfance en pension, elle était somnanbule et avait peur de se réveiller dans le noir).

Son mal-être surgit alors qu'elle devient une comédienne populaire, elle provoque des problèmes sur les tournages et des jalousies de comédiennes, n'a jamais vécu en couple ni eu d'enfants. A l'époque où elle aurait pu en avoir un, elle était trop occupée par son métier, et ensuite, pour des raisons de santé, c'était trop tard.

Cette si belle et gentille actrice, qui n'a sans doute pas saisi à quel point le public l'aimait , fumait beaucoup trop et s'est détruite en finissant sa vie alcoolique.

Lorsqu'elle est choisie pour devenir Annunciata, la princesse du rail, elle est une croqueuse d'hommes passant des bras d'un jeune homme à un autre, selon Henri Spade. Mais ce n'est que son "son de cloche", car il n'a pas apprécié son comportement sur le plateau de "La Princesse du rail".

Instable, jugée fantasque, sa meilleure amie (pour un temps), Annie Sinigalia,  ne trouve aucune différence entre ce qu'elle était au quotidien et la déchéance de Marguerite de Bourgogne, son personnage, dans "Les Rois maudits". Mais Annie a vite quitté Muriel et leur amitié n'a pas duré des décennies.

Douce princesse des nuages, reine de mes rêveries, tu es gravée à jamais dans mon coeur. Puisses-tu avoir trouvé là où tu es la lumière que tu n'as pas trouvé sur terre.

 

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Cela aurait-il pu être une autre ?

11 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

Je me suis posé la question, certes très absurde, de savoir, dans l'hypothèse où je sois né à une autre époque, soit bien avant, soit de manière à être vraiment trop jeune en 1974, je serai passé à côté de Muriel Baptiste, ou plus exactement si une autre femme aurait pu m'inspirer une telle passion.

Je crains fort que la réponse soit négative. Elle a quelque chose que les autres n'ont pas, même s'il existe, tant dans le monde artistique qu'ailleurs, des femmes envoûtantes.

Si j'étais né plus tôt, je ne vois pas mais vraiment pas qui aurait pu me captiver à ce point. Je connais pourtant les films anglais des années 30 d'Hitchcock. Il n'y a personne dedans qui soit comme Muriel.

En naissant plus jeune, mon idéal féminin aurait pu être une fille comme Lara Fabian, artiste que j'aime beaucoup, mais rien de comparable avec Muriel.

Il y a chez Muriel quelque chose d'unique, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, et cela ne tient pas à la beauté, d'autres filles sont plus jolies. Mais aucune ne dégage ce côté tragique d'Annunciata et de Marguerite de Bourgogne. Elle n'a pas réussi à atteindre la notoriété qui l'aurait fait perdurer après 1974, mais moi m'a marqué de façon indélébile.

Il n'y en avait qu'une, et une chose est sûre, elle est irremplaçable.

 

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Souvenir du 28 février 2014

10 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

De retour de Clermont-Ferrand par le TER, ont défilé Riom, Vichy, Roanne, Tarare et cela pour arriver à Lyon Part-Dieu pour un changement. J'ai oublié sans doute une ou deux étapes. Mais le paysage lui que je regardais en biais sur la droite direction nord donc, et pas en me tournant de côté où une jeune voyageuse rouge à lèvres et genre "qui fait sa belle" aurait pu penser que je la dévisageais (dans ces TER, on est mal placés, j'étais côté couloir à l'inverse du sens de marche, la personne dont je parle assise de côté donc me faisant face quand je voulais regarder dehors), bref de biais, j'ai vu défiler ce paysage passant le l'Auvergne aux départements de La Loire et du Rhône, et inévitablement, je pensais à "La Princesse du rail". Pauvre colonel Vidal, aujourd'hui ce sont plus des trains à vapeur qui passent vers chez toi mais des TER. Je pensais surtout à sa fille, et bien évidemment à son interprète. Muriel, tu étais dans ces parages en 1966. Tu es la passion de toute une vie, la mienne, et en 2014 je pense à toi comme si tu étais là. 

En 2017, rien n'a changé.

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Un rêve

9 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #2017

J’ai fait un beau rêve. J’étais mort et j’avais enfin retrouvé Muriel Baptiste, qui avait le look de Marguerite de Bourgogne. Lorsque le réveil m’a arraché à ce magnifique songe, j’étais de fort méchante humeur. Qui sait si Muriel, de là où elle est, n’est pas en train de me protéger ?

Le paradis où j’étais, et dont je garde un vif souvenir, était un endroit où le temps était arrêté, il ne s’écoulait pas. Que l’on n’imagine rien de scabreux : mon union avec l’âme de Muriel était toute spirituelle, l’amour pur, total, absolu, une sorte de fusion, de bien être que je n’ai pas ici bas.

Muriel m'est aussi indispensable que l'air que je respire. Le comédien Bernard Rousselet m'a dit qu'elle était mieux là où elle était après tous les malheurs qui lui sont arrivés. Eh bien moi, j'étais mieux où j'étais cette nuit.

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Zoé

8 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Zoé existe : il l’a rencontrée. Il c’est Jean Marsan, l’auteur de ce grand succès du boulevard dans les années 50, qu’il a remis au goût du jour pour le théâtre de Pierre Sabbagh. « C’était un cas. Une fille très belle que j’ai rencontrée sur la rive gauche. Elle vivait en se faisant inviter au restaurant par des inconnus, en se servant sans vergogne dans leur portefeuille. Un peu une hippie avant la lettre », juge-t-il.

Mais Zoé avait un gros défaut – ou une grande qualité : elle disait la vérité : « Vous, vous avez une sale gueule » lançait-elle froidement à son bienfaiteur. A un comédien, elle confiait avec aplomb : « Vous m’êtes profondément antipathique et d’ailleurs vous jouez comme un pied ».

Jean Marsan n’a pas hésité une minute : cette fille était son personnage. Il en fit Zoé, fauteuse de brouilles, de quiproquos, moteur rêvé de vaudeville. Avec Nicole Courcel en tête de distribution, sa comédie fit une carrière superbe (Deux ans à la Comédie Wagram). Il est question d’une reprise après sa diffusion « au théâtre ce soir ».

L’aventure d’ « Interdit au public » recommence. On se souvient peut-être de cette comédie sur les comédiens, qui se passait tout entière dans les coulisses, et qui était à elle seule un véritable trousseau de clés tant on y trouvait d’allusions à des vedettes célèbres. Jean Marsan l’avait écrite en 1948 sur une idée de Roger Dornès – qui fut directeur du Vieux Colombier. Le succès à la Comédie Wagram avait été prodigieux. Réécrite, elle aussi, pour la TV, elle fit une brillante seconde carrière au Saint Georges : à tel point que la directrice du théâtre, Mary Morgan, alla un soir s’enfermer dans son bureau, la tête dans les mains, en répétant : « Non, ce n’est pas normal que les gens rient autant… ».

Curieuse destinée que celle de Jean Marsan. Jean Street de son vrai nom (son arrière grand père était anglais), né à Levallois, élevé en partie en Ethiopie où son père était planteur de café, il avait d’abord était comédien. Dès 1937, à l’Exposition Internationale de Paris, avec Barsacq et Jean Dasté. Puis le conservatoire, chez Dussane : premier prix en 1943. Ensuite, la Comédie Française, où il fut pensionnaire de 1945 à 1949. Rien dans ses antécédents qui le destinât précisément au théâtre dit « de digestion ».

Mais le classique l’ennuyait. A Saint-Germain des Près, alors à son apogée, il avait fait équipe avec Guillaume Hanoteau, Michel De Ré, écrit les couplets, très fous, de « La tour Eiffel qui tue ». Il avait une étonnante facilité de travail, entassant manuscrit sur manuscrit. Et il savait observer.

Il n’en fallait pas plus pour devenir un auteur à succès. Depuis lors, il a travaillé beaucoup pour le cinéma : avec René Clair notamment, pour « Les grandes manœuvres » et « Tout l’or du monde ». Un homme difficile, exigeant, dit-il, mais aussi, sous ses dehors froids et méthodiques, un mystificateur, un farceur scientifique, si on peut dire.

Mais le cinéma l’a laissé insatisfait. Il est revenu au théâtre. De boulevard car « la scène a besoin aussi de joyeux lurons pour la réveiller à coups de dynamite ».

Il a été le restaurateur, en quelque sorte, du livret de « La Périchole », d’Offenbach, reprise avec un énorme succès, il y a deux ans. Il travaille maintenant, dans la foulée, sur une autre œuvre oubliée de ce véritable fou de l’opérette : « Barbe Bleue », avec encore Jean Le Poulain.

« Il n’y a pas beaucoup de comédiens capables, aujourd’hui, de jouer ces opérettes-là. C’était tellement énorme, dément, on y voit défiler des calembours si démesurés… Il y faut des Jean Le Poulain, des Darry Cowl, des Devos. »

Lui n’est pas dément pour un sou. Grand, cheveux blancs et teint rose, il parle d’une voix dénuée de toute truculence. Un peu blasé, soucieux de silence, il vit, une grande partie de l’année dans la forêt, près de Dreux. « Une maison louée, oui : propriétaire ? Oh ! non, grands dieux ! ».

Le reste du temps à Paris, dans une soupente minuscule, tapissée de vert, ouvrant comme une lanterne par deux grandes fenêtres sur le panorama de la rive gauche.

A ses pieds, trois hectares de parcs privés – ambassades, couvents – comme il y en a tant dans le 7e arrondissement. Le silence d’une ruelle privée, dont la plupart des habitants sont des ducs ou des milliardaires.

« Ce qu’il y a de bien avec les milliardaires, remarque Jean Marsan, c’est qu’ils ne sont jamais chez eux : vous comprenez, avec leurs yachts et leurs châteaux… ».

                                                                                                          Rémy Le Poitevin.

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Article sur le mois le plus beau

7 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Voici ce que m'écrit "Cévennes Magazine".

Bonjour,

Nous avons passé samedi votre demande dans notre magazine, en PJ je vous mets l'article.

Nous avons reçu depuis mail et fax d'une dame qui a contacté Unifrance et a été très mal reçue.

Pour en savoir plus, nous avons également contacté Unifrance qui nous dit que la société n'a rien à voir avec ce film, puisque c'est Canal+ qui en détient les droits.

Nous avons donc contacté Canal+ qui nous demande de lui envoyer l'article, je lui fais également suivre vos coordonnées pour un éventuel contact. La personne que nous avons eu fera suivre la demande à qui de droit.

Cordialement

Laurence Béraud

Cévennes Magazine

Article sur le mois le plus beau
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Mon témoignage du 10 juillet 2009

6 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

10 juillet 2009

La maison natale de Muriel Baptiste : 6 rue des trois rois, Lyon 7e

Le quartier de la Guillotière  se trouve dans le septième arrondissement. La rue des trois rois est facile à trouver, étroite, le numéro six est un très vieil immeuble assez haut. Je mitraille de photos avec mon jetable.


Juste en face du 6, un voisin est intrigué. Je lui explique en quoi le 6 rue des trois rois est important pour moi. Ce monsieur charmant m'explique qu'il est arrivé là en 1976 et qu'en 1943, il y avait derrière cet immeuble une manufacture de textile appelée LAYE (Il épele le nom que je note). Il a aussi cette phrase à propos de ma quête sur Muriel : "En somme ici, la boucle est bouclée".


Je ne ressens rien dans cette rue, à la différence du 24 rue Pigalle à Paris.


Dans un Lyon bondé, j'ai trouvé une place pas très loin devant le 121 rue la Guillotière. Il est toujours bon dans une grande ville de noter l'endroit où l'on se gare.

La maternité où est née Muriel : 12 rue des Bournes, Lyon 4e

Il faut traverser le Rhône et monter au quartier de la Croix Rousse. J'ai trouvé une place Grande Rue de la Croix Rousse, à l'angle de la rue Henon que je parcours pedibus gambus jusqu'à la rue Henri Gorjus, plusieurs rues ensuite sur ma droite se trouve la rue des Bournes. Les chiffres pairs sont sur ma droite. Le 12 n'est pas indiqué, ni le 10 il me semble. Arrivé au 14, je reviens sur mes pas. C'est une maison bourgeoise assez grande, qui ressemble un peu à la Villa Franklin à Saint Denis où vivait Renée, la mère de Muriel.


Il y un portail ouvert, je le pousse. Un véhicule devant m'a gêné pour les photos comme on le constatera lorsque je les mettrai en ligne. Je me rends à l'entrée. Il y a un perron et des noms. J'appuie sur un interphone et l'on me répond. Je veux juste savoir si je suis bien au 12 rue des Bournes. On me répond par l'affirmative, mais des volets s'ouvrent au rez de chaussée et une dame me demande ce que je veux. Je m'explique. Elle me confirme qu'avant il y avait une maternité. Et a la gentillesse de me montrer les papiers de la copropriété : celle-ci a été vendue en 1965. Le bâtiment est ancien mais est-ce le même qu'en 1943 ? La dame  très aimable me dit : "Allez y, prenez toutes les photos que vous voulez".

Dans ces deux endroits, je n'ai pas ressenti d'émotion particulière.

Je descends ensuite sur Vienne au Festival de Jazz où se produisent l'orchestre de Sun Ra et le chanteur Christophe. Je reste bloqué très longtemps dans les bouchons des départs en vacances sur l'autoroute puis sur la nationale.


Je me suis garé au hasard, trouvant une place interdite de stationnement à cause de marché. Je ne l'ai pas noté mais c'est à compter de 03:00 du matin qu'il faut libérer la place. Le concert commence à 20h00 et j'arrive juste à l'heure.


Au concert, je rumine des idées noires, morbides. Après avoir suivi 4 concerts, va commencer celui de Sean Kuti,


Je suis transi de froid (je verrai dans ma voiture qu'il fait 14 degrès).


Il y a une bagarre dehors. Je me demande bien comment je vais retrouver cette damnée place, car il y a des tas d'endroits où se trouve l'indication "interdiction de stationnement pour cause de marché". Moi qui stresse habituellement dans ce genre de situation (on aura noté plus haut que je relève toujours l'adresse de l'endroit où je me gare,) non seulement je garde mon calme mais je retrouve ce sentiment de plénitude ressenti il y a quelque temps un matin. J'ai l'impression de marcher au hasard, mais ce n'est pas lui qui guide mes pas. En effet, je pars dans une direction inconnue comme si je savais où se trouvait ma voiture. Dans mon souvenir, elle est vers l'hôtel de ville mais mon souvenir m'a trompé. Je marche comme si quelqu'un avait décidé de mes pas et dit "Ne t'en fais pas". Dans le même temps, toutes mes pensées morbides et suicidaires m'ont quitté. Et de fait, j'arrive devant ma voiture.


Un hasard de plus ? Non, des hasards comme celui-ci, il m'en arrive trop souvent.


Cartésien, je voudrais refuser l'évidence. Mais cette chaleur, cette force de vie, cette sérénité qui s'emparent de moi, qui guident mes pas sont bel et bien présents. Il n'y a qu'une personne  qui puisse me dissuader d'en finir. Si elle n'est plus de ce monde, force est de constater qu'elle est devenue mon ange gardien.

Merci Muriel.


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TELE 7 JOURS N°359 4 FEVRIER 1967

5 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #BIBLIOGRAPHIE - PRESSE

Un article que je ne connaissais pas.

 

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