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Fans de Muriel Baptiste

Sans toi

9 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #VIDEOS

Sans toi ma vie n'existe pas

Sans toi je me fous du printemps

Plus rien n'est important

A Muriel...

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On se retrouvera

9 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #VIDEOS

Rien ne nous séparera, même pas les chrysanthèmes, tu verras, on se retrouvera.

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TROIS NOUVEAUX LIVRES SUR MURIEL

8 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #NEWS

TROIS NOUVEAUX LIVRES SUR MURIEL

Après "Muriel Baptiste, la reine foudroyée" (Publibook, 2007) et "Muriel Baptiste, la vie, quelle gifle" (Persée, 2014, réédition Publibook, 2015), trois nouveaux manuscrits sont prêts et vont être édités sur Muriel.

"Les forêts de Normandie, Journal 1972"

"La passion pour Muriel Baptiste, Journal 1973-74"

"Muriel Baptiste, la conversation impossible"

Ce qui portera à cinq le nombre d'ouvrages sur elle.

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Février à Juillet 1974

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

9 février

Une grève éclate à l'ORTF et tant le Top à Joe Dassin qu'Arsène Lupin sont annulés, Lupin dont c'est le douzième épisode, "Double jeu", tiré de la nouvelle "La partie de baccara" que l'on trouve dans le recueil "L'agence Barnett et Cie", est diffusé "uniquement en Ile de France" et échappe donc à une première diffusion nationale.

Alors, d'un côté, mes parents, furieux, s'enferment dans la cuisine.

Moi heureux mais contrarié, en proie à une grande tension, je me colle devant le poste. On voit peu Muriel dans le téléfilm, au début elle fait une apparition, puis il faut attendre longtemps pour l'entrevoir.

Je l'aurais donc vue, envers et contre tout, cette double vie de Mademoiselle de la Faille, ce retour de Muriel. Mais je ne porte plus depuis longtemps (sans doute la fin de l'été 73) la chevalière avec M (pour Muriel) maladroitement gravé dedans, je ne pense plus à elle sans arrêt, son absence l'a faite sortir de ma vie, comme on dit "Loin des yeux..."

C'est la fin d'une époque. Je me souviens que dans les semaines en question, je ne pensais qu'à "Vivre et laisser mourir", James Bond, Roger Moore et Jane Seymour.

Je pense surtout que d'avril 73 à février 74, soit pendant presque un an, Muriel est restée trop longtemps absente et que cela m’a fait énormément souffrir. Francis s'aperçoit que je parle souvent de Jane Seymour et en conclut à propos de Muriel: "Tu te lasses vite!". Non seulement Jane Seymour ne sera jamais une de mes actrices préférées, elle n'était liée qu'à la magie de ma découverte du film "Vivre et laisser mourir" et de l’univers de James Bond. Il n'y avait rien de plus faux que de dire que je pouvais me lasser de Muriel. Muriel est la passion de ma vie, ceux qui ne l’ont pas compris sont des imbéciles.

20 février

En achetant Télé Poche, je vois que "L'affaire Bernardi de Sigoyer" est programmé le mercredi 6 mars sur 3e chaîne. Ce jour-là, la Une propose "Le grand échiquier" avec Brassens, que mes parents n'aiment pas, et la 2 un western avec Kirk Douglas, "El Perfido", qui se termine tard. Je sais donc que je sereinement, je peux attendre le retour de ma chère Muriel.

"Les bannis", à 15h15 sur la 2, en sont au huitième épisode, "Acte de foi". Après "A dossiers ouverts", je me souviens avoir vaguement regardé la 2, "Le deuil sied à Electre", avec Michel Etcheverry, dans lequel on retrouve le rare José-Maria Flotats, Philippe V dans "Les rois maudits".

Il est évident que j'étais aux anges, et un nouveau compte à rebours commençait. Nous étions jour J moins 14 avant que ma bien aimée Muriel Baptiste apparaisse sur le petit écran

6 mars

L'après-midi, dixième épisode des "Bannis" : "La ville du refus", et sur la Une à 17h20 un "Skippy le kangourou" : "Le radeau".

Nous n'avons pas regardé l'actualité, passant sur la 3 pour voir le premier épisode de "Cannon", à 19h40, "Gardez-moi de mes amis", suivi donc de "Contre enquête : L'affaire Bernardi de Sigoyer". Télé Poche annonce un "Bernardy" avec un Y, ce qui est une erreur.

J'étais aux anges, pour la dernière fois, de voir ma chère Muriel. Je ne me souviens pas de la réaction de mes parents, qui fut sans doute indifférente. Le film lui même n'est qu'une reconstitution d'un procès criminel, et n'a rien d'extraordinaire. Je ne sais pourquoi, il fut un temps par la suite où je crus que cela faisait partie de l'anthologie "Messieurs les jurés" dont les épisodes sont bien plus longs.

Je suis heureux, mais le lendemain, les jours, les semaines, les mois suivants vont passer sans Muriel. C'est là que je vais tomber de mon nuage.

C'est une page qui se tourne, je quitte le collège pour le lycée en juin, où je vois pour la dernière fois mon ami Francis.

Muriel, que j'ai tant aimée, que j'aime encore, disparaissait du paysage audiovisuel. C'est l'une des plus grandes injustices du monde de la télévision qui survenait.

Le téléfilm passe vite, cinquante minutes. Ce n'est pas le film le plus passionnant de Muriel, on est loin d'Annunciata ou de Marguerite de Bourgogne.

C'est vraiment trop bête et trop injuste, "la vie, quelle gifle" comme aurait dit Muriel.

2 avril

Décès du président Georges Pompidou que l’on apprend en direct pendant « Les dossiers de l’écran », qui diffusait ce soir-là « L’homme de Kiev ».

25 juillet, Montélimar

Au matin, nous partons pour Bagnoles-de-L’orne, la veille j’ai vu le premier épisode de « Un curé de choc », et hélas Muriel joue dans le troisième, « Le marié s’envole ».

26 juillet, Bagnoles-de-L’orne

Muriel fait sa toute dernière apparition à la télévision française dans « Un curé de choc », et hélas je ne la vois pas. Je suis loin de penser alors que sa carrière est terminée.

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Janvier 1974

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

1er janvier 1974

Décès de Giani Esposito, chanteur-acteur.

23 janvier

Ma mère m’emmène voir Roger Moore dans son premier « James Bond » : « Vivre et laisser mourir », qui est un choc visuel pour moi, un méga-épisode de « Amicalement vôtre ». J’aurais aimé que Solitaire, sa partenaire, pseudonyme d’une française dans le roman dont est tiré le film, soit interprétée par Muriel au lieu de Jane Seymour, une débutante.

30 janvier

Le mercredi 30, je vois dans les prévisions programmes que le samedi 9 sur la Une sera diffusé "La double vie de mademoiselle de la Faille" que j'attends depuis que Muriel en a parlé dans son interview de Télé Poche en juillet 1972. J'apprends cela dans le Télé Poche ayant George Peppard/Banacek en couverture. Et c'est la catastrophe : le film avec Muriel est programmé le samedi sur la Une. Mes parents ne regardent jamais cette chaîne ce soir-là, ils détestent les dramatiques, et adorent Les Carpentier

En effet, c'est programmé à la même heure que le "Top à Joe Dassin" et le douzième épisode d'Arsène Lupin et dès que j'en parle à mes parents, à ma mère notamment, refus catégorique. Je vais rater le retour de Muriel!

C'est l'année de mes quatorze ans et l'idée me vient d'acheter un petit poste TV portable. Mais la télé était un luxe à l'époque et je ne l'aurais qu'en octobre 1975.

Un compte à rebours commence, dans l'incertitude. J moins 10. Ce jour-là, il y a "Les bannis", cinquième épisode "Je me nomme Jemal". Rien le soir : sur la Une, un magazine d'actualité, "74", sur le Royaume-Uni, et sur la 2 une dramatique avec Etienne Bierry, "Taxi de nuit". Je ne sais plus si on captait enfin la 3.

La fin de carrière de Muriel se déroule donc dans la contrariété de la manquer.

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Septembre à Novembre 1973

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

Bagnoles de l’Orne, 1er septembre

Trajet pénible. Ma mère suit un poids lourd qui ne veut pas se laisser dépasser. Lorsqu’elle le fait, il accélère, de sorte qu’elle est obligée de se rabattre, mais un autre poids lourd dans le même sens la gêne car il colle le précédent camion. De plus, un troisième camion tente alors un dépassement. C’est une nationale avec seulement deux voies. Nous décidons après cet incident de faire une pause.

Fontainebleau, 1er septembre

Nous arrivons fatigués mais à l’heure à l’hôtel Aigle Noir.

Montélimar, 2 septembre (désormais, tout se déroule à Montélimar)

Retour de vacances et fin de la magie estivale. Muriel Baptiste ne figure dans aucun des programmes de la rentrée, ni des mois suivants.

11 septembre

Coup d’état au Chili.

A partir de ce moment, pour trouver des informations sur Muriel, j’achète, en plus de Télé Poche, chaque mercredi, Télé 7 jours.

22 septembre

« Les envahisseurs » sont rediffusés à partir du début. Il s’agit de la première saison que la France a programmée en septembre 1969.

28 septembre

Accident mortel de Fernand Raynaud

29 septembre

Retour de « Mannix » le samedi soir en deuxième partie de soirée pour une quatrième saison. La série a pris un coup de vieux revenant après « Columbo » et « Amicalement vôtre » et n’a plus le succès d’avant.

6 octobre

Accident mortel de François Cevert et début de la guerre du Kippour.

17 octobre

Premier choc pétrolier. On peut dire que c’est la fin des trente glorieuses.

10 novembre 1973

Dans Télé 7 jours N°707, page 10, les premières nouvelles de mon actrice depuis des mois, dont le prénom est mal orthographié : « Murielle Baptiste domestique soupçonnée du meurtre de sa patronne dans « L’affaire Bernardi de Sigoyer », crime authentique commis en 1947.

On devine ma joie et l’espérance retrouvée après ces mois moroses

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Août 1973

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

Bagnoles de l’Orne, 1er août

On apprend la mort du cinéaste Jean-Pierre Melville.

Nous repartons de Fontainebleau à l'hôtel de l'aigle noir après la réparation de la durite à Beaune, et arrivons pour la deuxième fois à Bagnoles de l'Orne, à la villa les lierres, pension de famille.

Je me souviens de cette pension et de son WC dans le couloir à l'étage, où était marqué "Les locataires sont priés de mettre des pantoufles silencieuses dans les appartements", et sur une autre pancarte "On est priés de laissés les WC dans l'état dans lequels on les a trouvé en entrant". Je m'amuserai avec ce texte insolite et débile à faire un rap à la Celentano!

Je n'ai qu'une chose en tête : Muriel Baptiste. Et j'ai l'impression que la radio qui n'arrête pas de passer Sardou et "La maladie d'amour" et surtout Fugain et le Big Bazar": "Chante comme si tu devais mourir demain" le font exprès pour moi.

A Bagnoles de l'Orne, en 1973, la station thermale vivait ses années d'apogée, il y a avait des familles, des activités pour les enfants (J'y fis du poney). En 1973, je n'avais que ma chère Muriel en tête, gâté que j'étais par "Les Rois maudits" et "Le premier juré", sans parler de la première diffusion télé des "Risques du métier".

Il y avait un magasin de souvenirs donnant sur le lac, avec bracelets à tous les prénoms, et je me souviens avoir cherché sur le tourniquet présentoir "Muriel".

Ce n'était plus de l'amour mais de la rage!

A Bagnoles de l'Orne, je retrouve mes marques, avec mon loulou de Poméranie, nous faisons de grandes ballades en forêt, dans ces bois où l'on pouvait s'enfoncer en traversant la route depuis la villa les lierres. Dès lors, on se croit en plein "Thierry la fronde" ou plutôt "Les rois maudits", on est hors du temps, et je pense à Muriel.

C'était vraiment le temps du bonheur.

En vacances, j’achète Télé Poche.

Bagnoles de l’Orne, 4 août

France Dougnac est en couverture de télé poche. Elle pique un peu et même beaucoup la place de Muriel. Après les feuilletons "La malle de Hambourg" en 1972, et en juin 73 "Le Neveu d'Amérique", elle revient dans la dramatique "Freya des sept îles". A la rentrée, elle sera la vedette de la version maritime des chevaliers du ciel "La Mer est grande", mais diffusée le jeudi soir et allant au CES le lendemain, je n'aurai pas le droit de regarder.

France Dougnac est la quasi seule actrice française (avec un peu plus tard Sophie Barjac) à m'intéresser en dehors de Muriel Baptiste, puisqu'une avalanche d'actrices anglaises et américaines des années 70 squattent les feuilletons d'alors. Mais l'appréciation n'est pas la même. J'ai été et je suis toujours fou amoureux de Muriel Baptiste. Muriel suscite la passion de toute une vie, on a envie de lui chanter comme Bécaud "Je t'aimerai jusqu'à la fin du monde".

Depuis Bagnoles de l'Orne, sans télé, je ne ratai pas grand chose, je dirai seulement pour ce samedi "Le Virginien", superbe série western qui joue souvent sur le registre du mystère. L'épisode de ce soir là s'appelait "Le troupeau volé". Sinon, que des programmes sans intérêt : "Intervilles" avec Guy Lux sur la 2, un téléfilm (enfin "une dramatique") sur la Une "La bonne conscience" avec Gilles Segal, l'après midi sur la Une la rediffusion du feuilleton "Mauregard" avec Michel Subor...

A Bagnoles de l'Orne, je rêve de Muriel, pensant la retrouver à la rentrée. Je vais déchanter.

Bagnoles de l’Orne, 6 août

Grâce à Télé Poche, j'apprends les polémiques qu'entraîne la diffusion de la série "Karatékas and Co" (épisode 2 ce soir là sur la Une), qui s'avère le ratage total, et signera d'ailleurs la fin de carrière de Jean Marais.

Les programmes télé d'été sont d'un vide sidéral. Sur la 2, "La folie de Dieu aux Usa" (documentaire), sur la 3 le film "Fruits amers" (1967) avec Laurent Terzieff.

Nous avons loué des mini vélos à Bagnoles, mais ma mère fait une chute. Le frein lui ouvre la veine au poignet, il faut la transporter aux urgences. Elle n'a plus jamais essayé de faire du vélo après.

Bagnoles de l’Orne, 7 août

Le facteur vend à mes parents pour de bonnes œuvres un livre d’anticipation, « Le drame de l’an 3000 » d’Aimé Blanc. Elles n’aiment pas la science-fiction et trouvent le livre grotesque.

En cet été 1973, plus personne ne parle de Muriel, et je n'ai qu'elle en tête. Dans mon cœur, elle n'a pas de concurrence. Le dimanche, nous nous rendons à la messe, ma grand-mère, ma mère et moi, et je tombe toujours à côté d'une fille de mon âge handicapée mentale.

Je me souviens de parties de golf miniature. Le patron, au moment d’acheter des billets, se plaignait du fils du colonel qui était turbulent. Comme si mes parents savaient qui étaient le fils du colonel!

Bagnoles de l’Orne, 9 août

Je commence, épisodiquement, à acheter Télé 7 Jours à Bagnoles, mais on y parle de "Karatékas and Co" et pas de Muriel. Le scénariste Henri Viard s'explique dans télé 7 jours : on lui a demandé de rallonger les intrigues et de passer de 50 à 90 minutes. Cette série fait l’unanimité contre elle, les critiques pleuvent de toute part, et c’est la fin de la carrière de Jean Marais.

Malgré le succès des rois maudits, le nom de Muriel Baptiste reste inconnu, et va l'être de plus en plus. On peut dire que j'ai vraiment gardé Muriel pour moi tout seul au delà de toute espérance, mais si je n'aurais pas aimé qu'elle devienne une superstar et m'échappe, je ne le suis souhaitais pas cet anonymat.

Je préfère l'été 73 à celui de 72 car j'ai pleinement conscience d'être amoureux de Muriel, c'est l'après Rois maudits. Elle vient de connaître le plus beau rôle de sa carrière. Et je chante ma vie comme si je devais mourir demain.

Bagnoles de l’Orne, 17 août

Je râle un peu de rater "Fortune" qui en est à sa troisième diffusion, feuilleton avec Pierre Michael diffusé le dimanche soir vers 19h30 sur la Une en 1969, mais rediffusé pendant que j'étais au lycée en 1971, sur la 2 après "Aujourd'hui madame".

Il n'est plus question de Muriel Baptiste nulle-part, ce dont je ne me rends pas compte, mettant cela sur la pause estivale.

A Tessé la Madeleine, à l'office du tourisme, se trouve une immense photo du pont de Tancarville avec la mention "Une de ces architectures qui font le prestige d'une époque".

Je vais souvent "bader" devant cette photo dans un cadre, et nous allons pour de bon voir le pont. Il en coûte 44 francs de l'époque pour faire l'aller et retour en voiture.

Bagnoles de l’Orne, 25 août 1973

C'est la dernière semaine de vacances à Bagnoles de l'Orne, mon repaire, le lundi 3 septembre, je verrai le sixième et dernier épisode de "Karatékas and Co": "Quelque part en Méditerranée".

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Juin-Juillet 1973

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

3 juin

Catastrophe aérienne : un Tupolev 144 s’écrase au salon du Bourget. C’est la catastrophe de l’année, reprise par tous les journaux télévisés. Six membres de l’équipage et huit spectateurs au sol sont tués.

20 juillet

Décès de Bruce Lee. Je sais qu’il fait des films de karaté et qu’il est une grande vedette, sans avoir vu aucun de ses films.

Beaune, 31 juillet (Matinée)

Me voilà parti avec mes parents pour la Normandie. Je n'ai que Muriel dans la tête, mais elle n'est plus présente en télé, et hélas, elle va l'être de moins en moins.

On ne peut pas dire que les programmes TV (en dehors de la présence de Bécaud à "Bienvenue" de Guy Béart) soient alléchants, et j'aime mieux être sous le soleil des vacances de la France de 1973 que coincé devant le téléviseur.

Soirée de la chaine 1 : Bienvenue, suivi de "Au pays du roi des rois", un documentaire sur l'Ethiopie. Il y a du jazz à 22h35 dans "Jazz Session" mais avec Charles Toliver et son quartette (connais pas).

La 2 propose les dossiers de l'écran avec la deuxième partie de "Cléopâtre" avec Liz Taylor.

Sur la 3, pour les amoureux de Marie-Hélène Breillat, elle jouait dans le téléfilm " le dialogue dans le marécage".

Les trois feuilletons sont "Les aventures Mr Pickwick" d'après Charles Dickens avec André Gilles (au secours!), "L'éloignement" avec la belle Catherine Sola (16e épisode) et "Un homme une ville" avec Christian Barbier (18e épisode).

Au soleil des routes de France, nous tombons en panne sur l'autoroute avec la Simca à Beaune (Côte d'or), une petite ville paisible.

Mais concernant notre sujet, une durite a lâché sur la Simca et nous voilà tractés vers un garagiste venus nous prendre sur l'autoroute.

Fontainebleau, 31 juillet (soirée)

Après des heures d’immobilisation de la Simca, nous repartons, et arrivons à Fontainebleau assez tard. Nous avions nos chambres retenues, mais n’avons pas mangé. Il est 21h00 ou 22h00.

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Mai 1973

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

Début mai

Muriel n’est plus un amour platonique, j’ai touché mon corps en regardant sa photo de février 1973, mourant d’envie de dégrafer les boutons de sa chemise à carreaux rouge et blanc.

Comme le chante Michel Delpech, « Avant d’avoir touché mon corps, j’étais un ange ». Je ne le suis plus. C’est une évolution inévitable, et cela s’est produit en désirant Muriel et pas quelque starlette américaine.

10 mai

Terrible accident de voiture de Jean Richard « Maigret ». Il est entre la vie et la mort et une pensée bien égoïste me vient en tête : s’il meurt, l’ORTF diffusera peut être en hommage « Maigret aux assises » avec Muriel. Pensée horrible, égoïste, que je regrette très vite, faisant des prières pour que l’acteur s’en sorte.

21 mai

Muriel joue dans « Déclic et des claques », programmé le lundi après-midi sur la Une, mais je l’ignore car Télé Poche ne mentionne pas son nom au générique.

23 mai

Jamais je n'oublierai ce mercredi 23 mai 1973. Depuis une semaine, la photo de Jean Piat annonçait dans Télé Poche un extrait des "Rois maudits". Mais Piat joue dans six épisodes de 1h40, et Muriel ne participe qu'aux deux premiers épisodes. De plus, elle n'a de scènes avec lui que dans le deuxième épisode "La Reine étranglée".

Et voici soudain, après avoir regardé le huitième épisode de "Daktari" à 15h15 "Au-rendez vous des lions", voici les images qui défilèrent devant moi, scotché au poste. Ma grand-mère était chez sa sœur. J'étais seul et je vis ceci:

"Je suis le Comte Robert d'Artois"

Ce 23 mai, il y a un mois que je n'ai pas vu Muriel, depuis la fin du "Premier juré".

Bien entendu, ce mercredi 23 mai, j'eus le même choc qu'à chaque fois que je la voyais. Le cœur cognant à tout rompre, elle était là devant moi, magique et irréelle, l'objet de toutes mes pensées.

Mais cet immense plaisir n’est qu’une rediffusion de quelques minutes à peine.

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Avril 1973

7 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

1er avril

Je trouve le film de la 2 à 14h30 avec Jean Rochefort « Ne jouez pas avec les martiens » complètement idiot. Je suis imperméable à cette comédie de science-fiction française de 1967. Une version hexagonale des « Envahisseurs » au dessous de tout. Si c’est drôle, de voir ces martiens se faire tirer dessus et ne pas en être affecté pour manger les balles, moi cela ne me fait pas rire.

Le film du dimanche soir « La bourse ou la vie » nous permet de retrouver Fernandel, Jean Poiret, Michel Galabru et Darry Cowl.

Mais le seul programme vraiment valable est le 9e épisode du feuilleton « Le jeune Fabre » avec Mehdi, et une Véronique Jannot à laquelle je suis totalement insensible malgré tous les articles de presse qui la vantent comme une nouvelle vedette du petit écran.

2 avril

Muriel enfin ! Muriel dans le 4e épisode du « Premier juré ». Muriel avec une chevelure abondante et frisée et un air gai en déphasage total avec la gravité des « Rois maudits » et des « Risques du métier ». Ces retrouvailles ont un goût de ravissement et de bonheur absolu. Elle m’a tant manquée. Je la dévore des yeux littéralement. Elle porte un chapeau qui n’est pas du meilleur goût, mais peu importe. Ses cheveux abondants ravissants tombent sur un imperméable qui, si la série était en couleur, évoquerait la tenue des ouvriers des ponts et chaussée.

Muriel, même mal fagotée, est la plus belle femme du monde.

Auparavant, premier épisode d’un excellent feuilleton franco-suisse en quarante épisodes, « Le temps de vivre, le temps d’aimer », écrit par Alain Quercy, qui joue avec Muriel dans « Richard Lagrange » et « Le premier juré ». Les vedettes en sont Pascale Roberts et Jean-Claude Pascal. Dès les premières images, je suis captivé par cette histoire de haute tenue. Et puis le générique est illustré par une chanson, la voix chaude de Jean-Claude Pascal, « Le temps de vivre, de regarder, fleurir les roses, mourir le jour ». Voilà un bon feuilleton !

Il est franchement dommage que Muriel n’ait pas choisi cette série plutôt que les vingt épisodes du « Premier juré », dont au passage il est important de préciser qu’elle ne participe qu’à douze numéros sur vingt. Quel gâchis !

Le lundi soir, « L’Alphoméga » se termine et peu de téléspectateurs le déploreront. Un feuilleton avec Edward Meeks des « Globe-trotters », « Le loup des mers », doit le remplacer.

3 avril

5e épisode du « Premier juré » avec à nouveau Muriel. Je suis encore une fois aux anges. Sa voix, susurrée, son sourire, ses cheveux, son visage, ses yeux. Aucune femme ne pourra jamais rivaliser avec elle.

A chaque apparition, mon cœur manque lâcher. Quelle torture divine. Tout cela est bien moins dramatique que « La princesse » et « Les rois », mais Dieu que Muriel est belle. Elle pourrait réciter l’annuaire téléphonique que je serai pareillement en extase devant le petit écran.

Les épisodes sont trop courts, environ quinze minutes. Tout cela passe trop vite, fugitif comme le bonheur.

Muriel je t’aime comme je n’ai jamais aimé et n’aimerai jamais une autre. Tu es prénommée d’un prénom vieillot, Pierrette, et l’on t’appelle souvent « Pierrot », mais peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

4 avril

Muriel est hélas absente du 6e épisode de son feuilleton. La première saison de « Daktari » est rediffusée l’après-midi à la place de « Voyage au fond des mers », il s’agit des épisodes programmés en 1969, et le premier s’appelle « Reportage à Wameru ».

5 avril

Muriel est là sous mes yeux dans le 7e épisode du « Premier juré ».

Je m’habitue au bonheur comme en juillet 1972 lorsqu’elle était deux fois par jour au petit écran. Muriel, tu es synonyme de bonheur absolu. C’est même trop fort. Cette passion me consume.

Chacun de tes regards est un délice, chacune de tes paroles une bénédiction du ciel. Tu es le Paradis sur Terre.

Je t’aime, je pense que tu le sais, enfin non, tu l’ignores, le petit écran s’interpose entre nous. En tout cas, Francis le sait, je lui en rebats les oreilles.

6 avril

Je revois « La chasse au trésor », épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir » que j’ai vu début septembre 1968 chez mon cousin Jack. C’était, à l’époque, mon premier contact avec la série. J’adore cet épisode où l’on vous met dans une réplique d’une voiture de course de Formule 1 et où sur un écran défile un film. Si vous conduisez mal et partez hors piste, vous recevez une décharge électrique.

Diana Rigg, qui incarne Emma Peel, vedette de cette série, me rappelle beaucoup physiquement Muriel Baptiste.

Puis, c’est l’émerveillement total avec Muriel dans le 8e épisode du « Premier juré ». Je ne sais plus quoi dire, quoi raconter. J’ai en face de moi, dans un personnage assez détendu et drôle, Annunciata et Marguerite réunies. C’est du bonheur à l’état pur, même si ce feuilleton est un peu indigne de toi, tu en es le seul intérêt. Ce n’est pas le seul point fort du film, mais tu aurais été mille fois mieux inspirée de jouer avec Jean-Claude Pascal dans « Le temps de vivre, le temps d’aimer » dont le scénario est bien mieux construit.

Le soir, je regarde distraitement l’épisode de « Mission Impossible » : « Le bouddha de Pékin », sans Lesley Warren et avec Anne Francis, que j’ai vue dans une aventure des « Envahisseurs » en 1971, « La soucoupe volante ».

7 avril

Pour moi, l’évènement est le retour de « Amicalement vôtre » avec l’épisode « L’un et l’autre ». Télé Poche indique qu’il n’y aura pas de troisième série, il faut profiter des neuf samedis qui arrivent.

Une journée remplie de feuilletons, à en donner le tournis : « Chapeau melon et bottes de cuir » (« Un petit déjeuner trop lourd »), « La porteuse de pain », « Le temps de vivre, le temps d’aimer ». Tout cela me permet de patienter jusqu’à lundi pour retrouver Muriel.

Je ne regarde pas « La porteuse de pain », car le feuilleton est programmé sur la Une à la même heure sur la 2 que l’avant-dernier numéro de « Anna et le roi » : « L’otage », qui n’a pas été annoncé dans Télé Poche et fait l’objet d’une diffusion inopinée.

Il y le concours Eurovision de la chanson et nous ne le quittons que le temps de « Amicalement vôtre ». Anne-Marie David gagne et ma mère dit « Elle ressemble un peu à Muriel Baptiste ». Je ne fais pas de commentaires, muet, pensant qu’elle a découvert ma passion secrète. Ma grand-mère demande « C’est qui, Muriel Baptiste ? ».

Il n’y aura plus d’autres allusions de ma mère à Muriel en dehors de celle-là.

8 avril

Décès de Pablo Picasso. La télévision en fait largement écho, mais la nouvelle ne m’émeut pas.

Rien à la télé à part « Le jeune Fabre ».

Rien ne compte à part le fait que Muriel revient demain, enfin normalement !

9 avril

Extase complète avec Muriel dans le 9e épisode du « Premier juré », juste après avoir suivi avec attention le 7e épisode du « Temps de vivre, le temps d’aimer ».

Dans le feuilleton, Pierrette Vanier/Muriel n’est pas vraiment un personnage crucial comme Annunciata ou Geneviève Lagrange. Elle fait partie d’un trio d’enquêteurs avec Michel Le Royer et Alain Quercy, auteur-acteur. Il lui est souvent difficile de se démarquer des deux autres, même si elle a quand même des répliques et des scènes où elle est seule.

Puis c’est le début du « Loup des mers », d’après le roman de Jack London, avec Edward Meeks, infiniment plus grave que dans son rôle de Bob dans « Les Globe-trotters ».

10 avril

Paradoxe : Muriel a droit à un petit article dans Télé Poche avec une photo inédite en noir et blanc, pourtant elle ne joue pas dans le 10e épisode du « Premier juré ».

Soir de manque.

11 avril

Après avoir retrouvé « Daktari » dans une histoire qui relate les aventures du chien Prince, et le 9e épisode du « Temps de vivre », Muriel est là dans le 11e épisode du « Premier juré ».

C’est bien entendu encore un grand moment de bonheur.

12 avril

Muriel est là dans le 12e épisode du « Premier juré ». Se doute-t-elle que devant la télévision, un admirateur amoureux fou traque la moindre image d’elle ?

Muriel, s’il te plaît, choisis mieux ton prochain feuilleton, celui-là est indigne de ton talent. Si on t’enlève de la distribution, il ne reste rien du « Premier juré ».

Je rêve parfois que tu viennes m’enlever devant mon lycée, dans une grande décapotable américaine. Que tu fasses un détournement de mineur.

Je ne voudrais pas dire du mal du « Premier juré », un feuilleton avec Muriel est toujours un bonheur, mais celui-là aurait pu être cent fois mieux. On voit trop Michel Le Royer, son personnage de Patrick Le Roy qui mène une enquête de détective en marge de son rôle de chef de juré.

13 avril

Un épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir » particulièrement effrayant « La dynamo vivante », précède plus tard dans la soirée le 11e du « Temps de vivre, le temps d’aimer ».

Muriel est cruellement absente du 13e « Premier juré ».

Retour de Lesley Warren dans le 4e épisode de « Mission Impossible » : « Butterfly ».

14 avril

« Chapeau melon et bottes de cuir » est de plus en plus violent. « Le village de la mort » a été diffusé en 1968 avec le carré blanc. Etant passé en coup de vent chez mon cousin à l’époque, j’avais seulement vu une scène de cet épisode.

Après le fin de « Anna et le roi » (épisode « Serena ») à 18h00 et le 12e épisode du « Temps de vivre, le temps d’aimer », je regarde à 21h10 le deuxième épisode de « Amicalement vôtre » : « Formule à vendre ».

15 avril

11e épisode du « Jeune Fabre ». Véronique Jannot a droit aux honneurs de la photo couleur 2e page de Télé Poche comme Muriel Baptiste en février pour « Les risques du métier ».

16 avril

Ce sont les vacances scolaires de Pâques pour une semaine.

Muriel est dans le 14e épisode du « Premier juré ». Ma journée est ensoleillée même si nous sommes à 20h15. Mon cœur l’est en tout cas.

Deux autres feuilletons passionnants : « Le temps de vivre, le temps d’aimer » et « Le loup des mers ».

17 avril

Muriel, toujours elle, dans le 15e épisode de son feuilleton. Que dire sinon que je suis scotché devant le petit écran en noir et blanc, pour un feuilleton qui n’en vaut pas la peine, mais qu’elle, Muriel, en vaut vraiment la peine. Je l’aime. Plus que jamais, et pour l’éternité.

18 avril

3e épisode de « Daktari » : « Le petit chimpanzé », suivi du 15e épisode du « Temps de vivre, le temps d’aimer ».

16e épisode du « Premier juré » avec ma chère Muriel. Rien le soir mais que demander de plus quand on a vu Muriel.

19 avril

Mon cousin Jack en octobre 1968 a essayé de nous installer sur notre vieux poste noir et blanc 819 lignes la seconde chaîne, cela n’a pas tenu longtemps, mais permis de voir l’épisode du jour de « Chapeau melon et bottes de cuir » : « Interférences », avec Christopher Lee, l’interprète de Dracula au cinéma. Ce comédien va devenir l’un des mes acteurs préférés.

Je me rappelle de l’épisode, une histoire de robots duplicatas de savants. Sans doute l’une des histoires les plus effrayantes de la série.

C’est la Sainte Emma ce jour, prénom du personnage féminin de « Chapeau Melon » : Emma Peel.

Après ces émotions, absence de Muriel dans le 17e épisode du « Premier juré ».

20 avril

Ma grand-mère me demande de l’accompagner au chemin de croix à l’église de Saint-James, la plus proche de chez nous. Je fais donc le sacrifice du nouvel épisode de « Chapeau melon » : « Miroirs », le premier avec Linda Thorson dans le rôle de Tara King qui remplace Diana Rigg en Emma Peel.

Le soir, pas de Muriel dans le 18e épisode des aventures de Pierrette Vanier.

Lesley Warren a le bon goût d’être absente de « Mission Impossible » (5e épisode « Le code ») car mes parents regardent sur la 2 le début de la trilogie de Pagnol avec Raimu, « Marius ».

21 avril

Si Linda Thorson est très belle, je suis déçu par l’épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir » : « Mais qui est Steed ? »

Après le 11e épisode de « La porteuse de pain » et le 18e du « Temps de vivre », je regarde le troisième de la série « Amicalement vôtre » : « Regrets éternels ».

22 avril

En Eurovision, nous regardons avec mes parents la messe de Pâques et la bénédiction de Paul VI.

Deux feuilletons ce dimanche : « Les Monroe » (« Les fantômes de la ville déserte ») et l’avant-dernier du « Jeune Fabre ».

23 avril

C’est bientôt la fin du rêve quotidien. Muriel est présente dans le 19e épisode du « Premier juré », mais le lendemain c’est la fin.

Puis, troisième volet du « Loup des mers » : « En haute mer », saga maritime de Jack London toujours aussi passionnante.

24 avril

Je refuse d’accompagner mes parents chez une amie, vague parente d’une cousine par alliance, pour voir le 20e et dernier épisode du « Premier juré », qui marque la fin des rendez-vous avec Muriel.

Je trouve la fin absurde, son personnage de Pierrette part bras dessus-bras dessous avec le héros Patrick Le Roy, alias Michel Le Royer, alors que durant toute l’intrigue, le premier juré Patrick, fiancé à une autre femme, n’a montré aucun intérêt à Pierrette.

Dans la mesure où la carrière de Muriel Baptiste marque le pas et est sur le point de s’arrêter, ce journal ne peut être une énumération de programmes télévisés. Muriel ne reviendra que le samedi 9 février 1974 dans « La double vie de mademoiselle de La Faille ».

27 avril

Mes parents regardent la suite de la trilogie de Pagnol, « Fanny », et je rate Lesley Warren dans le sixième épisode de « Mission Impossible » : « Le code ».

28 avril

Veille d’un séjour de mes parents chez des amis à Toulon, je ne raterai ni Muriel, ni « Amicalement vôtre », dont l’épisode ce soir là est « L’héritage Ozerov ».

Toulon, 29 avril

Je rate la fin du « Jeune Fabre ». Mais c’est une journée enchanteresse qui m’attend.

Arrivée à Toulon. Nous sommes chez des amis. Le père, M. Valls, me conduit sur le port et nous faisons une inoubliable balade en bateau. La mer est calme.

Le port de Toulon est impressionnant, mais nous flânons aussi dans les boutiques de souvenirs. Elles se situent vers le port de plaisance qui donne accès immédiatement au centre ville. Le port maritime et militaire sont à l'écart mais méritent le coup d'œil.

Je ne me suis pas guéri des "Rois maudits", car en passant devant une boutique, je vois un porte-clefs doré en forme d'éventail, chaque lamelle comporte une photo des environs (Bandol, etc..). Je l'accroche au passant de mon pantalon, et cela me donnera quelque temps l'illusion d'être Philippe d'Aunay avec son aumônière dans "Le roi de fer". Je porte toujours une chevalière de ND de Montligeon où est gravée la lettre M pour Muriel à l'intérieur.

Nos amis qui en reçoivent d'autres en plus de nous n'ont pas allumé la télé. Je ne sais s'ils ont la 3e chaîne, qui m'aurait permis de faire connaissance du détective Cannon pour sa dixième enquête : "Plan de vol".

Les souvenirs de Toulon valent nettement ceux des dimanches télévisés.

Le mois d'avril s'achevait et l'on allait de moins en moins parler de Muriel durant le reste de l'année. Cette-fois, l'attente serait longue puisqu'elle ne reviendra que le samedi 9 février 1974 en mademoiselle de la Faille.

Toulon, 30 avril

J'accompagne Tony, le gendre de Monsieur Valls qui m'a emmené faire une balade en mer. Tony a un salon de coiffure, mais je ne me souviens plus s'il me fit une coupe ou non.

Dans ce Toulon printanier, je ne pensais qu'à Muriel. J'avais du soleil dehors et dans le cœur, même si j'ignorais quand je la reverrai, puisque le feuilleton "Le Premier juré" était terminé.

Des promenades au bord de mer remplacent agréablement de rester devant le petit écran, surtout lorsque Muriel n'y est pas.

Nous revenons à Montélimar. J’ai raté le 4e épisode du « Loup des mers » : « Une femme à bord ».

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