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Fans de Muriel Baptiste

Dimanche 23 Septembre 1973

24 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Ce dimanche-là, il n'y avait absolument rien à la télé. La 2 reprenait ses habitudes de mettre un film suranné à 14h30, ("La Tour blanche" de Tezlaff, 1950, avec Glenn Ford et Alida Valli), tandis que sur la Une, l'après-midi est consacré à Paul Meurisse dans "Le Sport en fête" de Drucker qui reçoit aussi Mort Shuman, Yves Simon et Pierre Vassiliu.

Le soir sur la Une, un Gabin, "Sous le signe du taureau", film de 1968.

Pour palier à l'absence en télé de Muriel Baptiste, je lis les romans qui ont inspiré ces films : "Les Sultans", "Maigret aux assises", "Le Roi de fer", "La Reine étranglée". Je trouvais "Les Sultans" compliqué et rébarbatif, et ma préférence allait aux autres. Combien de fois ais-je lui les deux premiers tomes des "Rois maudits".

Je ne lisais pas "La Reine étranglée" grand format avec la photo de Muriel en couverture, pour ne pas l'abîmer, mais le livre de poche acheté avant.

Télé Poche donne des nouvelles de France Gall (alors en pleine traversée du désert) qui tourne le téléfilm "Notre Correspondant à Madras" avec Sacha Pitoëff - mais ce sera diffusé sur la 3 - elle était sur le point de rencontrer Michel Berger à l'époque, Pierre Massimi prépare une saison 2 des "Secrets de la mer rouge" (la première date de ... 1968). Au chômage après l'arrêt de "Cadet Rousselle", Sophie Darel prépare un spectacle d'imitatrice dans le cadre de l'Olympia de Stone et Charden. La série "Hec Ramsey" avec Richard Boone est annoncée mais l'on devra attendre octobre 1975 sur Antenne 2 le dimanche après-midi pour la voir. Jacques Martin a les honneurs d'une interview deux pages pour le début de "Taratata", émission de variétés du jeudi soir (eh oui, bien longtemps avant Nagui!).

Brigitte Bardot fait ses adieux au cinéma avec "L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise" et chante en duo avec Sacha Distel "Tu es le soleil de ma vie".

Lorsqu'il n'y avait rien à la télé le dimanche, le tournedisque était mis à contribution. "Movie Man" était mon nouveau 45t, du groupe Osmonds, tandis qu'Alan Stivell, la musique des feuilletons  "Docteur Caraïbes",  "Le Neveu d'Amérique",  "Mannix", "Amicalement vôtre", "Poigne de fer et séduction" passaient aussi sur mon Teppaz. Je regrette avec le recul de ne pas avoir acheté celui de Fugain "Chante" ni celui de Sardou "La Maladie d'amour" deux tubes de l'été 73 qui me faisaient beaucoup penser à Muriel.

Les magnétoscopes existaient à l'époque - le premier de marque Philips a été mis en vente pour le public en mars 1972 - , mais ils étaient hors de prix. C'était l'objet d'un concours organisé par "Télé Succès", magazine qui en janvier 1973 consacrait des articles sur les Rois maudits et mettait des photos de Muriel en couleur.

Télé Poche coûtait 1.30 francs, un 45t 6 francs, un 33t douze francs, un poste de télé en noir et blanc entre 1800 et 2000 francs, ce qui explique que la Une restera même sous TF1 jusqu'à la fin 1975 sans la couleur. Un poste couleur 4000 francs, j'avoue ne pas avoir retrouvé le prix d'un magnétoscope mais seuls quelques privilégiés pouvaient se l'offrir. Alors en 1973, il fallait garder les images dans sa tête.

C'était mon cas concernant Muriel.

 

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Samedi 22 Septembre 1973

23 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Grand jour puisque ma série préférée "Les Envahisseurs" revient à 15h sur la 2. J'ai découvert ce feuilleton le 4 septembre 1969, et mes parents m'ont laissé voir alors les 13 épisodes (programmés le jeudi jusqu'au 27 novembre 1969). 13 autres épisodes sont arrivés du 18 novembre 1971 au 22 février 1972. Je n'ai, à l'époque, manqué que l'épisode "L'étau". Il faut dire que c'est une série assez effrayante (climat de paranoïa, musique, scènes violentes) et en février 1972, ils n'étaient plus trop d'accord que je regarde, tard puisque se terminant à 22h30 après Guy Lux, ce film. Le soir de la programmation de  "L'étau" (1er février 1972), ils n'ont pas voulu que je regarde car la semaine précédente, "Embargo sur le rêve", plutôt effrayant, m'avait traumatisé.

Juste après la diffusion de la saison 1, mes parents m'ont offert "Les envahisseurs" en bandes dessinées. C'était publié par Sagédition, début 1970.

A cette rentrée 1973, je devrais normalement voir 2 épisodes sur 3 (le vendredi et samedi). Mais comme je l'ai expliqué, cette rentrée scolaire a été turbulente, j'étais le souffre douleur au collège, et j'ai demandé à m'inscrire au judo, qui est payant, et a lieu le mercredi et le samedi. On va donc m'obliger à y aller le samedi 6 octobre, je raterai la rediffusion de l'épisode "A l'aube du dernier jour". (que Francis me racontera). J'ai dû m'inscrire au judo début octobre (et non en septembre), sinon c'est le 22 septembre que j'en aurai été privé. Je ferai un tel "pataquès" que l'on me laissera regarder les épisodes des "Envahisseurs" qui passeront le samedi ensuite.

Cela peut paraître bizarre, mais j'ai retenu les programmes dont j'ai été privé : ainsi le mercredi 26 juillet 1974, la dernière apparition de Muriel : "Un Curé de choc" (vraiment pas de chance car nous sommes partis en vacances la veille au matin!), deux fois "Les Envahisseurs" (voir plus haut), je fus privé d'autres en raison d'horaires tardifs avec le lendemain école, comme "La Mer est grande" (septembre- octobre 1973), "Mannix" (la saison 3 en 1972). Le dernier épisode de "L'immortel" (juin 1972) car je serai en classe verte.

Lorsque je repense à l'année 1973, je me dis que le premier semestre, j'étais à cause de ma passion pour Muriel Baptiste, et l'ayant admiré dans "Les Rois maudits", devenu plus mûr que mon âge, et qu'avec son absence le second semestre, je suis bien retourné en enfance. "Les Envahisseurs", "Mannix", "Les Mystères de l'ouest", "Chapeau melon et bottes de cuir" qui sont tous diffusés dès septembre m'entraînent dans un monde qui n'est pas éloigné de "Tintin".

"La Une est à vous" propose "Les Mystères de l'ouest", "L'aventurier", "Fooly Foot" et d'ailleurs, dès avril 1975, les épisodes des envahisseurs y seront diffusés.

Le soir, c'est le dernier épisode du "Virginien" : "Les enfants du diable". Donc un paquet de feuilletons ce jour-là, même "L'Homme du Picardie", mais aucun avec Muriel. Cela dit, c'est la semaine où commence "La Mer est grande" que je n'ai pas le droit de regarder (cela se termine à 22h45), alors imaginez le scandale que j'aurais fait si elle avait été au générique!

Ci-dessous, Roy Thinnes dans le premier épisode des "Envahisseurs": "Première preuve". Le comédien sera à vie catalogué dans ce seul rôle.

 

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Vendredi 21 Septembre 1973

22 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Jean Piat tire sa révérence avec le dernier épisode de "Lagardère". Il y est à cent lieues de son personnage antipathique de Robert d'Artois dans "Les Rois maudits". Ce seront ses deux seuls rôles importants à la télévision. Piat est avant tout un acteur de théâtre.

En soirée, à 20h30, c'est le retour de "Chapeau melon et bottes de cuir". J'ai raté le précédent épisode le dimanche 15 juillet après midi "Le retour des Cybernautes", ce qui me rappelle un souvenir triste. Le 15 juillet, j'étais à la piscine de Saint-Paul Trois Châteaux pour une compétition de natation du club local avec mon entraîneur M. Planès. En un mois et demi, un cancer a foudroyé cet homme costaud que j'aurais donc vu la dernière fois le 15 juillet. Le dirigeant du club nautique vient annoncer la nouvelle à mes parents un jour de septembre. Je ne sais pas lequel, car je n'ai pas tenu de journal, mais forcément, "Chapeau melon et bottes de cuir" me rappelle cet évènement.

C'est avec un épisode complètement idiot, "Faites de beaux rêves", que la série revient. Une histoire de cauchemars de Noël et de manipulations à distance pour obtenir des secrets de l'agent britannique John Steed. Le téléspectateur français de 1973 se voyait offrir en soirée un épisode inédit que les anglais avaient vu... en 1965! De telles longueurs n'existent plus de nos jours à l'heure de la mondialisation télévisuelle.

En librairie sort (un peu tard) une novelisation de la série "Les Dernières volontés de Richard Lagrange", dans une collection à bon marché, et sous la plume d'un écrivain qui n'a pas participé au scénario, Claude Romarin. La couverture est illustrée d'un dessin et non d'une photo de Muriel. De ce fait, le livre passe complètement inaperçu. Il aurait fallu sortir cela juste après la diffusion de feuilleton, en août 1972. Et avec une image du film bien en évidence.

Les suisses ont sorti un an plus tôt un 45t de la musique du feuilleton, avec des photos de Muriel sur la pochette recto et verso. La France n'a pas jugé bon de le faire.

Malgré "Les Rois maudits", Muriel n'est pas mise en évidence et c'est un peu de cette façon que le public va l'oublier, en dehors des fans inconditionnels comme moi. Je vais même à cette époque tenter d'écrire un petit roman dont Muriel est l'héroïne, que j'ai terminé mais n'ai pas gardé, de toute façon impubliable car il fait intervenir les deux héros de "Amicalement vôtre", Danny Wilde et Lord Sinclair, dont les droits appartiennent à ITC.

On constate la profondeur de mon attachement à Muriel, puisque même absente du petit écran, elle occupe encore toutes mes pensées cet automne-là.

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Jeudi 20 Septembre 1973

22 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Privé de "Lagardère" puisque cela passe à 15h15, je suscite quelques moqueries de mon ami Francis. En cours d'histoire, Madame Bard, la prof, qui ressemble beaucoup à Marie-France Pisier, parle d'un cavalier qui est arrivé à temps pour je ne sais plus quelle occasion historique, et Francis me murmure "J'verrai Lagardère".

Le seul programme intéressant est le 13e et dernier épisode de la saison 4 "française" de "Daktari": "Le Jugement". Il s'agit en fait du huitième épisode de la saison 2 aux Etats Unis. Comme pour "Mannix" et "L'homme de fer", la télévision française aura favorisé la diffusion d'épisodes des premières saisons pour ne pas dérouter le spectateur.

J'ignore alors que ma chère Muriel fait son avant-dernier tournage, "Un Curé de choc", où elle joue un rôle modeste après "Les Rois maudits" puisqu'elle est invitée vedette d'un épisode d'un peu moins d'une demi-heure sur les vingt six prévus. Je pense encore à elle en Marguerite de Bourgogne. J'attends évidemment Mademoiselle de la Faille qui pour moi ne peut être qu'un rois maudits bis.

Lentement, l'automne s'installe et avec lui une certaine morosité. Je sais déjà qu'à l'issue de l'année scolaire, je serai séparé de Francis, doué en maths à l'inverse de moi, mais il m'annoncera bientôt que son père va être muté à Agen. Les français ne savent pas encore que c'est la fin des "Trente Glorieuses", la première émission TV sur la crise pétrolière sera diffusée un vendredi le mois suivant. L'ORTF va aussi s'éclater en plusieurs entités, ce qui annulera bien des projets : par exemple, une saison 2 de "La Brigade des maléfices" avec Léo Campion, les collections "Les classiques de l'étrrange" de Michel Subiéla (qui devait succéder au "Tribunal de l'impossible") et "Contre-Enquête" dont Muriel tournera le 2e et dernier téléfilm "L'Affaire Bernardi de Sigoyer".

1974 signifiera pour moi  la fin d'une petite vie protégée et heureuse (passage d'un collège à dimension familiale à un grand lycée) et lorsque j'évoque "Les années Muriel", c'est toujours  avec la nostagie d'une époque heureuse et sereine, pleine de quiétude. Et puis si à la rentrée 73, Muriel n'est plus dans l'actualité, l'année suivante, pour le public télévisuel,  elle fera carrément  partie du passé.

 

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Mercredi 19 Septembre 1973

18 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

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Pas grand chose à la télé ce jour-là. L'après-midi, il y a quand même "Lagardère" (4e épisode) qui a pris la place de la série "Le cheval de fer". "Lagardère" est un feuilleton programmé en semaine et l'on peut s'interroger sur la cohérence de mettre un épisode d'une histoire à suivre qui se concluera le vendredi!

Rien de sensationnel dans les programmes pour les enfants, que je regardais encore en 1973. Deux séries : "Au pays de l'arc en ciel" (épisode "Le bateau volé") avec Loïs Maxwell, que je découvrirai bientôt en Miss Moneypenny dans les James Bond au cinéma. C'est une série canadienne d'aventures assez familiale. Puis "Poly en Tunisie" dont c'est le 2e épisode.

Le soir, Mourousi reçoit Delon et le boxeur Jean-Claude Bouttier dans "Feux croisés" sur la Une, tandis que la 2 propose du foot, OGC Nice/F C Barcelone. En 1973 comme en 2014, je pense la même chose des matchs de foot, cela ne m'a jamais intéressé.

Pour ma bio sur Muriel, merci à la personne qui m'a donné l'idée de contacter un autre biographe pour me donner quelques conseils. Si cela pouvait donner un moyen de faire connaître le livre.

Persée a déjà enlevé mon livre des "nouveautés", preuve qu'ils ont vraiment beaucoup de clients prêts à se faire éditer chez eux. Je leur souhaite bon courage pour les ventes! C'est le problème aujourd'hui avec les éditeurs qui ne lisent pas les manuscrits, plus de 99% des ouvrages envoyés ne seront jamais édités. Se faire éditer relève du miracle, quand on n'a pas un nom connu. Les gens lisent de moins en moins, et les maisons d'édition ne veulent plus prendre de risques. Je me souviens d'une de mes dernières conversations téléphoniques avec Christian Marin qui me disait : "C'était déjà dur avant, mais pas à ce point là".

Avec le recul, je retiens de septembre 1973 le Chili, la mort de Fernand Raynaud (le 28), le voyage d'un Pompidou malade en Chine.

Une photo de Muriel avec Christian qui à la fin de sa vie ne voyait plus personne du métier, comme  il en témoigne de sa plume dans le livre.



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Mardi 18 Septembre 1973

17 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

1973

Une série historique arrive sur la 3, "L'Hiver d'un gentilhomme", avec Catherine Hubeau (Blanche de Bourgogne dans "Les Rois maudits"), et en fait, de nombreux feuilletons vont défiler dans lesquels aurait pu jouer Muriel : "Ton Amour et ma jeunesse", "Les Nouvelles aventures de Vidocq", "Molière pour rire et pour pleurer", "Les Mohicans de Paris", le problème c'est qu'elle n'en sera jamais. Les France Dougnac, Danièle Volle, Caroline Cellier reviendront, Muriel non.

"L'hiver" étant sur la 3 que je ne peux capter, reste "La Piste aux étoiles". "Les Dossiers de l'écran" sont illustrés par un film anglais de 1949 sur Christophe Colomb sans aucun acteur connu.

2014

Sur le site de la FNAC, la commande du livre (pour un envoir direct à Bernard Rousselet) est toujours "en préparation". Un troisième acheteur s'est manifesté pour me dire qu'il commandait le livre chez Persée. En 2007, pour le premier ouvrage, "Muriel Baptiste la reine foudroyée", j'avais fait le siège de la boutique du festival d'Avignon (pour récupérer ensuite tous mes livres sans en avoir vendu un seul), les médiathèques, les supermarchés et d'autres pour laisser le livre en dépôt. Je l'avais aussi offert à des gens dont je suis certain qu'ils ne l'ont jamais lu. Fort d'une première expérience, j'évite aussi certaines erreurs faites en 2007.

Après, "Muriel Baptiste la vie quelle gifle" a la chance d'être un livre intemporel, qui n'est pas "périssable" et je suis confiant pour qu'il s'inscrive, sur la longueur, comme l'ouvrage de référence sur l'actrice. Il suffit d'être patient.

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Lundi 17 Septembre 1973

16 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

C'était le jour de mes quatorze ans. Pas cool, un lundi!

A "Miditrente", l'invité de la semaine était Marcel Amont. Alors très populaire, il connaîtra une éclipse à la fin des années 70, vraiment injustifiée.

J'ai pu le voir plein de dynamisme à "La Grande Comédie" à Paris en 2009, un vrai jeune homme. Il a fait une pirouette avec une chaise en homme de music hall ayant gardé une forme physique étonnante malgré l'âge.

J'apprécie la rediffusion de "L'homme du Picardie" mais je boude l'autre feuilleton, "L'étang de la Breure".

Le feuilleton du soir, "Les aventures du Baron de Trenck", dont je ne garde pas de souvenir à part la musique, est sitôt vu sitôt oublié.

Cette rentrée me laisse un énorme regret de printemps. Le printemps 1973, que j'ai raconté sur ce blog, avec Muriel presque chaque soir dans "Le Premier juré", était éblouissant. Et la suite de l'année n'est pas à la hauteur.

Je me souviens encore du choc en voyant par hasard dans la vitrine d'un libraire le vendredi 16 mars Muriel en couverture du tome 2 des "Rois maudits" édition grand format.

L'été a prolongé ma félicité sans télévision, en Normandie, en vacances, à rêver encore et toujours à Muriel, mais cette rentrée-là ressemble à une fêlure. Comme si le charme se rompait. Par comparaison, la rentrée 1972 était pleine de promesses.

Dire que quatre décennies ont passé depuis cette époque, nous vivons dans un monde totalement différent, et une chose n'a pas changé, malgré la mort, j'aime toujours Muriel. Je ressens souvent une forme de sérénité, l'impression qu'elle veille sur moi. Annie Sinigalia a dit qu'elle pensait à Muriel quand elle passait devant le 24 rue Pigalle. Moi lorsque je m'y suis rendu, le vendredi 27 juin 2008, j'ai ressenti une bouffée de bonheur. J'étais dans un endroit où elle avait vécu des années, à l'époque de sa gloire, il y avait comme un doux fantôme dans l'air. Même chose à Lyon le vendredi 10 juillet 2009, au 6 rue des Trois Rois (maison natale), au 12 rue des Bournes (maternité devenue une copropriété). Quand on aime quelqu'un à ce point là, il ne peut pas mourir.

 

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Dimanche 16 Septembre 1973

15 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Veille de mon quatorzième anniversaire.

Ce fut sans doute ce jour-là la dernière apparition télé de François Cevert. Il était au sommaire de Drucker ("Le Sport en fête") avec Julien Clerc qui allait fêter un mois plus tard son vingt-sixième anniversaire et la sortie de son cinquième album sans titre, avec comme "tube" l'insupportable "Ca fait pleurer le bon Dieu". Troisième au championnat du monde derrière Jacky Stewart et Emerson Fittipaldi, il est invité de l'émission. 

Sa mort prématurée à 29 ans le 6 octobre allait en faire une icône des jeunes et son poster fleurira longtemps les chambres comme ceux de Jimi Hendrix ou Jim Morrison.

Pour une fois, la 2 ne propose pas un navet l'après-midi : "L'aigle vole au soleil" de John Ford, avec John Wayne, tandis que la Une le soir a programmé "L'adieu aux armes" d'après le roman d'Ernest Hemingway avec Rock Hudson. Les quelques chanceux qui ont la 3 peuvent voir le 12e et dernier épisode de "Hawaii Police d'état" : "Naïf comme un savant".

Aucune nouvelle de Muriel. Ce qui ne changeait rien à mes sentiments pour elle. J'étais dans l'attente. Douce inconscience de la jeunesse, il ne m'effleurait pas un instant l'esprit que sa carrière allait s'arrêter. J'avais vu arriver sans les attendre "Le Premier juré" et la programmation télé des "Risques du métier". Aujourd'hui, en y songeant, cet automne 73 est triste à mon souvenir. D'ailleurs, les choses se passaient mal au collège et lassé d'être chahuté par les autres, je demandai à mes parents de m'inscrire au judo, ce qui ne changea rien. J'y resterai jusqu'en avril 1975.

Pour terminer cet article sur une note plus réjouissante, voici Muriel en mini-jupe, vêtement très en vogue à l'époque. Même si j'aimais Muriel quoi qu'elle porte, même avec son ciré mi "ponts et chaussées" mi "Lieutenant Columbo" et son chapeau dans "Le Premier juré". Ou dans "La Princesse du rail" où elle porte la même robe de gitane pendant tout le feuilleton.

 

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Problème avec la Fnac et fragilité de la célébrité

15 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #NOSTALGIE 70

La FNAC point com ne semble pas jouer le jeu et je l'ai signalé à l'éditeur Persée. En effet, un ouvrage commandé le 6 juin a été annulé par la FNAC le 12 juin avec comme motif "Indisponible auprès du fournisseur".

Contacté, Persée répond : "Le référencement de votre livre a débuté le 20/05/2014. Comme indiqué dans nos supports de communication, le délai pour un référencement et une disponibilité complète du livre était de 3 à 4 semaines.

La commande évoquée datant du 06/06/2014 , il est fort probable que l'erreur vienne du fait que la liaison entre la Fnac et le distributeur Hachette Livre n'était pas encore opérationnelle pour votre livre. A ce jour, après vérification, votre livre est bien disponible sur la base de la Fnac et il ne devrait plus y avoir de problème".

Même si semble-t-il la FNAC n'est pas très réactive, on peut se consoler en pensant que Muriel dispose d'une belle biographie disponible, ce qui n'est pas le cas de nombreux artistes des années 70 tombés dans l'oubli.

Ainsi, Mary Roos, chanteuse allemande bien oubliée chez nous, qui a commencé sa carrière en flèche en France, dix 45t, deux 33t chez CBS de 1971 à 1975 (avec une pointe de succès 1971-73 et les tubes "Mélodie en sol", "L'autoroute", "Viva", "Je c'est I et tu c'est You", un duo avec Fugain dans la comédie musicale "Un enfant dans la ville") n'aura chanté que trois étés en vedette. Si je la mentionne, c'est qu'elle était souvent présente dans les programmes TV de l'époque où Muriel était en haut de l'affiche. Mais son cas est loin d'être isolé. Acteurs, chanteurs, présentateurs, ils ont été un jour dans la lumière et pensaient bien y rester.

Je mets une photo de Mary Roos au temps de sa gloire tricolore.

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Enfin, les choses se décantent!

6 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #LIVRES

Ce 6 Juin, FNAC COM et CHAPITRE COM mettent en ligne le livre, tandis que depuis hier, un vendeur indépendant sur Amazon en propose un exemplaire. Les personnes qui le commandent commencent à le recevoir (Merci Palilia, première lectrice), l'exemplaire commandé pour ma fille qui voit sa date d'arrivée avancée sur Amazon, autre bonne nouvelle. Bien évidemment, Bernard Rousselet, qui m'a considérablement aidé dans la dernière phase d'écriture ("La vie, quelle gifle") a droit de ma part à un exemplaire directement expédié par l'un des sites.

Un grand soupir après une longue attente et des moments de découragement. Les paroles s'envolent, les écrits restent. Je suis vraiment heureux que Muriel Baptiste ait enfin un document facilement trouvable et complet pour les cinéphiles et les amateurs de séries TV. Ce n'est que justice pour elle.

Et puis si cela peut inspirer d'autres pour rééditer ses films en dvd, écrire des études, d'autres biographies, je ne serai pas jaloux. Elle ne méritait pas l'oubli dans laquelle les médias l'avaient laissée.

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