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Fans de Muriel Baptiste

11 au 13 février 2015

28 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

11 février

Mort de Roger Hanin, je dois être le seul qui ait regardé « Navarro » en DVD une fois que la diffusion sur TF1 était terminée. Elle comporte 108 épisodes de 1989 à 2007, tandis que l’édition de la série en kiosque a proposé 104 épisodes, laissant les quatre derniers invisibles, on se demande pourquoi.

Hanin en dehors de cette série vue trop tard, après son moment de gloire, ne me laisse aucun souvenir. Beaucoup le détestent, il suffit de voir les forums sur Internet. Il doit s’en moquer depuis longtemps, car avant de mourir, il fut victime d’un AVC en 2009 et mis sous curatelle. Je ne peux pas pleurer tous les artistes qui partent, mais j’aurais dû regarder « Navarro » en 1989. En fait, le seul épisode que j’ai vu à l’époque est celui avec Gilbert Bécaud, « Fort Navarro ».

La deuxième soirée du festival de San Remo est la moins intéressante des quatre. Nek en est absent, et les artistes présents peu convaincants. La veille, l’évènement hors concours a été les retrouvailles de Romina Power et Al Bano, ce dernier plutôt tendu, ils sont divorcés depuis 1999 après s’être aimés, et se sont déchirés suite à la mort (en fait la disparition) de leur fille majeure Ylénia, le jour de l’an 1994.

Entre eux, le cœur n’y est plus. Al Bano a écrit un livre où il égratignait Romina, qui l’a trompée sur le tournage du « Retour de Sandokan » en Inde en 1996. Le présentateur est obligé de dire à Al Bano d’embrasser Romina. Triste spectacle, qui rappelle le déchirement du couple Stéphanie et Michel Fugain après le décès de leur fille Laurette, la mère ayant reproché au père, à tort ou à raison, de « fuir ».

On pourrait me demander de quoi je me mêle, la vie de ces people ou artistes ne me regarde en rien, et je la connais à travers ce que la presse a relaté.

On ne peut me faire ce reproche pour Muriel où j’ai été glané chaque information moi-même une à une, car personne ne s’intéressait à elle. J’ai ainsi attendu des heures devant des trottoirs où elle avait habité, avant de trouver finalement un jour un témoin, d’être là au bon moment au bon endroit.

Muriel, je ne la connais pas par les journaux, ils n’en parlaient pas, et elle les évitait. Tout ce que je sais sur elle, je l’ai appris de voisins, de partenaires de films dans lesquels elle a joué.

J’ai retrouvé des documents, des papiers d’état civil, mais tout cela est dérisoire, Muriel, dont j’ai découvert certains secrets, me les confiera tous si nous avons la chance de nous retrouver après.

Muriel, si elle était là, en serait réduite, comme d’autres de sa génération, à jouer dans « Plus belle la vie ». La gloire de ceux qui ont continué après elle n’a pas toujours duré et leur a joué des mauvais tours. La chanteuse Colette Renard aurait-elle imaginé finir dans ce vide sidéral télévisuel ?

Muriel aurait sans doute su se retirer à temps, avant de faire le combat de trop. Mais elle n’a pas eu à le faire. Ce qui est certain, c’est qu’elle serait comme moi déçue par l’époque, son manque de créativité artistique, elle qui s’était tant donnée pour jouer Marguerite de Bourgogne.

12 février

San Remo encore et toujours…

Les chanteurs sont invités à interpréter la chanson d’un autre, une chanson célèbre, Lara Fabian choisit « Je suis malade », qu’elle reprend en italien, mais Nek a une idée de génie : faire une version moderne et à sa façon d’une très ancienne chanson de Mina, « Se Telefonando » qu’il enregistrera fort habilement sur son nouvel album à sortir en mars.

Je parle de Corinne Le Poulain avec un ami et réalise qu’elle n’a jamais fait de cinéma. Ce qui est faux, elle a tourné pour le grand écran plusieurs films oubliés depuis longtemps : « Un jeune couple » (1969), « La provocation » (1970), « La grande java » (1971), « Absences répétées » (1972), « Les anges » (1973). Sa vraie place était au théâtre de boulevard, et à la télévision. Dont le sinistre « Plus belle la vie ».

Le peu d’échos voire l’absence à sa disparition par les médias feront haïr Roger Hanin dont on parle beaucoup à ceux pour qui elle représentait ce que Muriel est pour moi.

Mais y-a-t-il vraiment beaucoup de gens qui sont entichés d’une actrice comme je le suis avec Muriel ?

13 février

J’ai eu la visite de ma fille, elle veut que ma mère assiste au baptême républicain de ses enfants le 9 mai. Ma mère dit oui mais pense la chose impossible, elle est en fauteuil roulant.

A San Remo, Nek rechante « Fatti avanti amore », tandis que Lara Fabian est éliminée de la compétition.

Nek a de très bons échos au festival et on peut logiquement penser qu’il va gagner. « Fatti avanti amore » me semble un tube encore plus fort que « Laura non c’è », celui de 1997.

J’ai toujours aimé les chanteurs italiens, qui sont pour moi synonyme de printemps, peut-être parce qu’Umberto Tozzi avait pris l’habitude au début de sa carrière, de 1977 à 1982, se sortir un album par an au mois de mai et qu’il nous enchantait à chaque fois avec des tubes à mi-chemin entre la pop et la variété.

Les chansons italiennes reflètent une atmosphère romantique. Dans les chansons d’amour, tout est possible, c’est l’amour comme il n’existe pas dans la réalité. C’est un peu mon histoire avec Muriel. Un rêve de l’amour tel que l’on aimerait qu’il soit mais n’est jamais ainsi dans la réalité. Cela relève du conte de fée, mais l’on n’en est pas conscient.

Muriel n’a jamais su que je l’aimais, ce n’était d’ailleurs pas son vrai prénom mais Yvette, chose qu’elle n’a jamais révélé de son vivant. Une façon pour elle de différencier sa carrière artistique et sa vie privée.

Lorsque je regarde ses DVD chaque dimanche, je trouve chaque fois une scène, un angle de prise de vue, un regard d’elle, une réplique, que je ne connaissais pas. Les témoignages filmés qu’elle me laisse, ses rôles, la rendent immortelle, elle est toujours là près de moi, soit dans le petit écran, soit dans mes pensées. Peu de gens me comprennent, mais ils ne vivent pas cet amour passion. Je continue de vivre, en m’en voulant parfois d’avoir dépassé son âge à elle, 52 ans.

Muriel est aussi une époque, une nostalgie, que je maintiens au présent. Grâce à moi, elle continue en quelque sorte de vivre. Son âme, si l’on peut la qualifier ainsi, est près de moi. Elle ne me parle pas, mais certaines choses me sont suggérées.

Revenant de Clermont-Ferrand par un TER, après l’opération du cœur de mon petit fils Lucas le 27 février 2014, je découvre des décors semblables à ceux de « La princesse du rail ». Qui m’a révélé, je ne l’ai pas inventé, qu’il n’existe plus de « temps » dans l’au-delà ? Que le Paradis est un champ en pleine nature, sur Terre, dans laquelle Muriel m’attend ?

Me croyant de nature pessimiste, je suis finalement le contraire. Dans ses journaux de 1999 à 2007, Pascal Sevran, profondément athée, ne pense pas une seconde que son grand amour Pascal ni aucun défunt ne peut voir les vivants. Chacun pense ce qu’il veut, mais j’ai ressenti parfois une chaleur dont je sais qu’elle vient de Muriel. Je suis persuadé que, de là où elle est, elle me voit et me protège.

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